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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 12:56

 

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Published by Xavier Chiloux
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 08:31

La Décoration.

Ce soir, tant à la bibliothèque de l'ordre des avocats de Paris, qu'au CNB, deux consœurs seront décorées.

La semaine prochaine, il est fort à parier, au vu de son affiche, que la dernière revue de l’Uja traitera aussi la question.

Aussi, amis lecteurs, cette nouvelle que je vous adresse tombe peut-être à propos…

J'ai obtenu l'accord du principal intéressé, Jean-Marie, ce qui démontre bien, mais qui en doutait, son sens de l'humour et de la dérision.

 

La vie a été très généreuse envers moi, et j'ai ainsi pu rencontrer des hommes assez exceptionnels.

Parmi eux, deux anciens bâtonniers de Paris, qui se sont succédé par la suite, à la tête du conseil national des barreaux.

Je l'avais écrit dans un précédent ouvrage, (tiré quand même à 500 exemplaires…), on accède avec ce type de personnages, à la catégorie des grands fauves : Les Tigres.

L’ego n'est plus vraiment en jeu, ou alors tellement hypertrophié que cela en deviendrait presque une qualité.

L'un, CCB incarne évidemment l’Ogre, le second JMB ferait plutôt penser à un renard.

Le premier est Achille ou le roi des aulnes, le second serait plutôt Ulysse.

Le premier est solitaire, il vous prend, vous chiffonne, il vous jette, puis il vous ramasse, et essaie de redonner une apparence humaine à ce qui a été broyé.

Après vous avoir dévoré, il espère vous régurgiter, dans le même état antérieur…

Le renard l'est aussi, solitaire, mais il peut accepter de temps en temps la compagnie, de bonne qualité bien sûr.

L'un est de gauche, et l'autre aussi d'ailleurs, même si ce n'est pas forcément la même.

CCB est un des derniers avocats, quasiment seuls dans son cabinet, premier secrétaire de la conférence du stage, le verbe haut, et le mot redoutable : « on ne fait pas de prisonniers ».

JMB a été associé d'un grand cabinet d'affaires parisien, et si son éloquence n'est pas moindre, elle est simplement différente.

Ces deux personnages partagent plusieurs caractéristiques communes, mais au moins une qui les qualifie, ils sont assez difficiles à supporter, voire insupportables, au premier degré.

Tant avec l'un, qu’avec l'autre, il faut, après avoir sauté le deuxième degré, accéder au troisième.

CCB ne cédera rien, ne montrera aucune faille, même si, peut-être, il fera crédit à un semblant d'intelligence qu'il a pressentie à votre endroit, pourquoi pas un peu d'esprit, à partir du moment où elle atteint à peine le haut de sa cheville.

JMB différemment, acceptera parfois de vous montrer certaines fragilités, étonnantes d'ailleurs.

De CCB, l'anecdote que je garderai, est qu'un jour j'avais commis l'outrage de me plaindre de n'être plus en réception des courriels d'annonces du Palais Littéraire et Musical que celui-ci préside.

Pour une bonne information du lecteur, il convient de préciser que CCB n'a appris que récemment la fonction « répondre » sur les messageries, et avait l'habitude, pendant longtemps, de dicter la réponse à sa secrétaire, qui vous envoyait, trois ou quatre jours après, un PDF en pièce attachée, de la lettre signée par lui.

Nous en avons tous reçues, et il aurait peut-être été préférable qu'il ne découvrit pas, à tout le moins avant encore quelques années, cette fonction qui permet de répondre immédiatement.

Quoi qu'il en soit, mon message était : « Je ne reçois plus aucun courriel de l'association du palais littéraire et d'ailleurs, bien que membre du conseil d'administration, je n'ai jamais été convoqué à l'assemblée générale qui s'est tenue la semaine dernière… »

La réponse fut imparable : « Cesse de faire l'intéressant, et viens plutôt à l'assemblée générale… »

De JMB, qui lui maîtrise parfaitement la fonction réponse, et depuis toujours, le souvenir est tout autre.

Un soir, alors qu'il était déjà assez tard à Paris, et bien plus là où il se trouvait en mission à l'étranger, nous échangeâmes à plusieurs reprises, par courriels, évoquant « Les Fleurs du Mal », les poèmes qu'il connaissait, et moi celui dont je me souviens à peine : Spleen.

Le lendemain, il avait une journée plus que chargée, avec quelques interventions importantes liées à sa fonction.

Prendre quelques minutes pour échanger, à bâtons rompus, me touchât, profondément.

Un peu comme, lorsque CCB vous cite, la « Légende des siècles » qu’il connait par cœur.

Quand je vous dis que ces deux-là, au troisième degré, sont des êtres exceptionnels.

D'ailleurs pourquoi vous en parle-je aujourd'hui ?

Ah oui, j'avais oublié le sujet : les décorations.

CCB laisse souvent entendre qu’il n'a jamais voulu en avoir, et il aura fallu qu'il soit élu bâtonnier pour enfin recevoir la Légion d'honneur.

Il applique l'adage bien connu concernant les décorations : « on ne les demande pas, on ne les refuse pas, et on ne les porte pas… »

Pour JMB c'est tout autre chose, car là, on touche au « compétiteur », et pas au moindre.

À l'instant où j'écris cette nouvelle, JMB sera honoré de la dignité de « Grand officier de la Légion d'honneur » qui, pour ceux qui ne le savent pas, et j'en faisais partie récemment, succède aux grades de Chevalier, d’Officier et de Commandeur.

Ces différentes décorations lui ont été remises, successivement, par les Présidents de la République : Mitterrand, Chirac et Hollande… Excusez du peu.

De Grands officiers, ils sont à peine 500 en France, c'est vous dire le niveau.

Derrière chaque grand homme, une grande femme.

Et derrière JMB, c'est Danièle son épouse que l'on découvre, familière du président Mitterrand, et qui régna pendant de nombreuses années sur le conseil supérieur de la magistrature avant d’être nommée conseiller d’état

Contrairement à son mari, Danièle déteste les décorations, et n'en a jamais voulu.

Elle les a toutes refusées, jusqu'au jour où, en 2012, à peine nommée ministre, Christiane Taubira, la Garde des sceaux de l'époque, l'inscrivit dans un Décret, contre sa volonté, sur la liste des récipiendaires.

Il était trop tard, Danièle allait être décorée.

Elle ne pouvait plus refuser, mais n’a pas voulu rendre la chose publique.

Pour ceux qui ne le savent pas, et qui maintenant ne pourront en ignorer, comme dirait Stéphane De Grodt, une décoration ne peut être remise que par une personne l'ayant déjà reçue, au même grade.

Qu'à cela ne tienne, Danièle demanda donc à son mari alors commandeur, d'officier, de grand officier si je peux me permettre.

« Madame, au nom du président de la République, et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons chevalier dans l'ordre de Légion d'honneur… »

La procédure fut conforme, tous les documents furent signés et devinrent officiels.

D’applaudissements, il n’y en eut que peu, très peu même car ils n’étaient que deux, dans le salon de leur appartement : JMB et Danièle.

Quand on vous dit que Danièle déteste les décorations…

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 16:36

 

J'aime à croire que ce modèle existe, même si en fait, je n'en suis pas si sûr.

Il me semble, je vois mal comment cela n'aurait pas pu être délibéré, que les grandes maisons de champagne se sont réunies, à un moment donné, et ont décidé du modèle économique qui devait convenir à leur filière.

En cela, il s'oppose indéniablement au modèle bordelais, dans lequel aucune réflexion, sur la qualité et les prix, n'a semble-t-il jamais été envisagée.

Des Bordeaux, vous en avez dès trois euros la bouteille, et parfois, étonnamment, ils ne sont pas si mauvais que cela, et puis vous avez la bouteille de primeur des premiers crus qui sort à plus de 1000 €…

Ces derniers producteurs se gavent, mais pour combien de temps, alors que les premiers tirent la langue, souffrent et désespèrent.

Dès qu'il y a une crise, climatique, économique ou autre, c'est toute la filière qui tremble, et menace de s'effondrer.

Ajoutez à cela, qu'avec un tel dumping sur la qualité et les prix, le Bordeaux est attaqué de partout, et par ses plus proches voisins : Madiran, Cahors, et un peu plus loin, Languedoc.

Personne n'y trouve son compte, sauf quelques grands seigneurs peut-être, qui s'apitoient à peine sur ceux qui triment chaque jour, sans arriver à joindre les deux bouts.

Ce modèle apparaît fragile, précaire, et sans avenir.

Un peu plus au nord, entre Troyes et Reims, c'est la Champagne qui se révèle.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais rien que le mot de champagne, laisse apparaître une légère sensation, bien agréable, d'euphorie.

De Champagne, à moins de 15 € vous n'en trouverez pas, même si, nous avons tous nos petits revendeurs qui nous le laissent espérer.

Au sommet, et quand vous attaquez les grandes maisons : Bollinger, Dom Perignon et autre Krug, vous touchez déjà au nectar à 200 €.

Bien sûr, comme dans toute activité, il y a du très haut de gamme, on a toujours besoin de la pointe suprême de la pyramide, mais 80 % de l'activité se situe entre 20 € et 100 € la bouteille.

Toute la filière en profite, les « gros » ne se plaignent pas plus que cela, et en bas les « petits producteurs » gagnent décemment leur vie, en fabriquant en outre, un produit de qualité.

Les instances dirigeantes protègent, à tous les instants, ce modèle économique et même, le simple nom de « Champagne », plusieurs parfums ou cigarettes s’y sont cassés les dents, et celui-ci n’est attaqué par presque personne, quelques crémants d'Alsace ou du Jura, pour rigoler.

Le chiffre d'affaires de la profession d'avocat est de l'ordre de 12 milliards d'euros qui produit 4,4 milliards de bénéfices.

Le budget annuel de l'aide juridictionnelle est de 380 millions d'euros, soit 3 % de ce chiffre d'affaires.

Les gros cabinets ont une croissance à deux chiffres, au détriment peut-être, de la santé et de la qualité de vie de leurs associés et collaborateurs travaillant 70 heures par semaine.

Qu'on ne s’y trompe pas, je ne prétends pas qu'ils ont volé leur rémunération.

Cependant, dans le même temps et dans les mêmes villes, tant de nos confrères sont en dessous d'une rémunération décente, luttant quotidiennement pour essayer de récupérer, un peu de ces 3 % du chiffre d'affaires, qui dans certains barreaux concernent 100 % des avocats inscrits.

Est-ce bien raisonnable, et pérenne, surtout pour les jeunes entrants ?

Il serait temps d'envisager un modèle champenois, dédicace spéciale à mon ami Éric Raffin, et pourquoi pas, dès la prochaine convention nationale des Avocats, qui se tiendra en octobre 2017… À Bordeaux…

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 15:27

 

Lors de la prochaine assemblée générale du conseil national des barreaux, les 3 et 4 mars 2017, nous allons envisager la suppression du port de la toque, le chapeau traditionnel et anachronique des avocats pour ceux qui l’ignoreraient, dans le costume d'audience de la profession d'avocat.

Nous savons très bien ce qui se cache derrière cela, et  nous ne pourrons en aucune façon aborder le sujet, sans discuter, et traiter la question du port du voile avec la robe d'avocat.

Il n'y a plus aujourd'hui que quelques porteurs de cette toque, et il convient pour une fois, dans nos raisonnements hexagonaux, de voir l'intérêt de la majorité et non pas celui d'une minorité.

Si je me suis toujours élevé contre ce type d’argumentation, particulièrement pernicieux à la longue, vous me permettrez néanmoins, un peu de nostalgie, sur le temps, et les usages qui passent.

J'ai écrit quelques nouvelles, qui seront peut-être publiées, si cela intéresse quelqu'un, et si un éditeur souhaite tenter l'aventure.

Je vous en livre une en avant-première dont le nom est : « Le Toqué ».

J'ai volontairement changé le nom de celui que nous connaissons bien au barreau de Paris mais si, par grâce, il acceptait que je mentionne sa véritable identité, je le ferai avec plaisir.

 

Dans notre profession, celle d'avocat, nous avons quelques usages, dont certains sûrement désuets, issus de traditions séculaires.

Qui ne s'interroge sur la justification du port de la robe, sur son épitoge herminée en province, et noire à Paris, et sur ces formules de politesse, qui souvent veulent dire le contraire : « Veuillez me croire votre bien dévoué… »

Les gravures de Daumier nous montrent quelques plaideurs arpentant la salle des pas perdus, robes en mouvement et surtout, ce qui ne laisse pas de surprendre les générations actuelles, porteur d'un chapeau appelé toque.

Dans d'autres siècles, ce chapeau retourné permettait de recueillir au palais, le courrier que les confrères, et les tribunaux vous adressaient, avant que la poste, puis internet viennent mettre en péril cette tradition.

Quoi qu'il en soit, et peut-être encore pour un temps, chaque avocat dispose d’une case pour son courrier, au palais, avec un numéro que nous appelons… toque.

Parmi les bientôt 30 000 avocats parisiens que nous sommes, il n'y en a plus vraiment beaucoup qui portent encore ce petit chapeau.

La légende dit qu'il serait encore trois ou quatre ; personnellement, je n'en connais qu'un.

Son surnom bien évidemment n'a pas été trop difficile à trouver : le Toqué.

Cela ne s'invente pas, celui-ci s'appelle Pierre de France, et arbore toujours, sur son costume les insignes de l'officier parachutiste de réserve qu'il a été.

Il a une autre particularité, qui peut avoir une incidence sur la suite de ce récit, à savoir qu'il a une fâcheuse tendance à chuinté, c'est-à-dire à parler avec une voix nasillarde placée en haut du nez.

On rapporte, mais en fait il aurait été beaucoup plus simple que je l'interroge un jour sur cette histoire, qu'il aurait juré sur le lit de mort de son père, avocat, de respecter scrupuleusement tous les usages de la profession, et donc le port de la toque.

Une des difficultés majeures est que presque plus personne ne sait comment l'on porte cette toque, et quelles en sont les obligations.

Il faut pour cela se plonger dans des grimoires du siècle d'avant le siècle d'avant, pour tenter d’y comprendre quelque chose.

Cela n'est pas aussi simple, et sans entrer dans les détails, je crois me rappeler de ce que Pierre m'a dit, que l'on se couvre et que l’on se découvre, un peu à contre-courant de ce que la politesse coutumière devrait nous enseigner.

Ainsi, mais peut-être d'ailleurs est-ce le contraire, l'avocat se découvre lorsque le tribunal monte, comme on le dit chez nous, à savoir rentre dans la salle d'audience, mais ne doit pas le faire lorsqu'il plaide, n'oubliant pas de se découvrir immédiatement à la fin de la plaidoirie, ce qui d'ailleurs peut donner une indication sur la fin de celle-ci.

Il y a quelques années, Pierre de France devait plaider devant un tribunal de province, Carpentras je crois, une magnifique affaire de bornage, et de mur mitoyen qui portait, de ce fait, sur 3 francs 6 sous.

Le voyage en train fut d'autant plus agréable que Pierre partagea celui-ci avec un confrère, et pu ainsi lui narrer les anecdotes dont il n'est pas avare.

« Ben mon vieux, je ne sais pas si tu te rappelles de ce confrère que l'on croisait quasiment chaque jour au palais, ben figure-toi qu'il vient de casser sa pipe… »

Je vous assure qu'en prenant une voix nasillarde, le rendu est meilleur.

Mon Pierre descend donc du train, tout guilleret, il faut dire qu'il est toujours assez agréable de plaider en province, de rencontrer de nouveaux confrères, de nouveaux lieux, et d'autre façon de rendre la justice.

Il arrive au Tribunal, et comme il respecte tous les usages, il n'oublie pas d'aller se présenter au Bâtonnier local, se mettant ainsi sous son égide déontologique, et morale.

Le déjeuner, aux alentours du palais de justice, fut excellent et c’est le ventre rempli, et l'esprit clair, que Pierre de France se prépare à en découdre, et à faire triompher les intérêts de son client ; le muret de séparation des propriétés n'a qu'à bien se tenir, il vit ses dernières heures.

Il entre au Tribunal, et découvre la salle d'audience solennelle, et magnifiquement décorée, qui sera le théâtre de ses exploits, et de son éloquence.

Il ne manque pas une nouvelle fois de se présenter à tous les confrères « Pierre de France, Paris ».

Si, si, c'est beaucoup mieux avec une voix un peu nasillarde.

Il est 14h00, la salle, remplie de confrères et de quelques justiciables un peu intimidés, bruisse des dernières histoires du palais.

Un coup martelé assez fort sur la porte : « La Cour ».

Les bruits s'arrêtent immédiatement et, dans un seul mouvement, tout le monde se lève pour accueillir les magistrats.

Pierre de France, en première ligne, comme toujours, se place quasiment au garde-à- vous.

Le président procède à l'appel des affaires venant pour plaider ce jour et, comme c'est l'usage dans presque tous les tribunaux de France, sauf celui de Nice, il donne la priorité à l'avocat de l'extérieur, ce qui permet donc à Pierre de plaider en premier, sa magnifique affaire de bornage.

 

« Maître de France, vous avez la parole »

« Monsieur le président j’ai l’honneur, le privilège et l'avantage de me présenter devant vous pour la défense des intérêts des consorts… »

Si le lecteur a conservé un minimum d'intérêt, à ce stade, il ne lui aura pas échappé, qu’au moment de commencer sa plaidoirie, Pierre de France s'est donc couvert, plaçant sa toque sur son chef.

Ce geste, plus que le début ampoulé de sa plaidoirie, provoque immédiatement l'interruption de sa plaidoirie par le président de céans.

« Maître, j'exige que vous vous enleviez votre toque. »

« Monsieur le président, il n'est pas dans les usages séculaires du port de la toque, d'enlever celle-ci lorsque l’on plaide. »

« Maître, c'est un outrage, j'exige que vous vous découvriez, immédiatement »

« Monsieur le président je n'en ferai rien ce ne sont pas les usages de la profession. »

« Puisque c'est comme cela Maître de France, je renvoie votre dossier à deux mois afin que vous puissiez méditer sur le respect dû au Tribunal.

« Mais Monsieur le président… »

« Disposez maître et laisser nous traiter les affaires courantes. »

Tout dépité, mon Pierre se retrouve avec sa plaidoirie rentrée… le muret survivra encore quelques semaines.

« Ben mon vieux, le voyage de retour ne fut pas particulièrement gai »

Je n'insiste pas sur la voix… vous avez compris.

 

Quelques jours plus tard, mon ami Pierre reçût une lettre, curieuse, qui s'apparentait plus d'ailleurs à une invitation à la remise d'une médaille, bleue ou rouge, qu'à autre chose.

Dans l'enveloppe se trouvait un bristol ainsi rédigé.

« Maitre Pierre de France.

Le Tribunal de Carpentras entendra votre plaidoirie sur renvoi, le mercredi 12 Novembre à 18h00 précises. »

À l'heure de la communication électronique, de la quasi absence de relation, de ce fait, entre les avocats et les magistrats, cette convocation totalement inédite, en outre à une heure particulièrement inusuelle pour plaider, ne manqua pas de perturber notre ami avocat.

Toutes ses démarches auprès du greffe de Carpentras afin d'obtenir des informations complémentaires restèrent vaines.

Cette fois-ci, le voyage en train fut beaucoup moins agréable, et c'est avec une certaine boule au ventre que Pierre se dirigea vers le palais.

En cette époque, la nuit était déjà tombée et comme dans la plupart des villes de province, la foule ne se pressait pas dans les rues.

Tout ceci était peu engageant, et les études latines de Pierre, l'encourageait, comme un bon Romain devant tant de présages néfastes, à peut-être envisager… un repli stratégique.

Tout à coup cependant, dans ces ténèbres tristes, une lueur d'espoir apparue.

Au bout de la rue, ce fut d'abord une lumière diaphane puis, plus Pierre s'approchait, et plus cela ressemblait à un éclairage…étrange néanmoins…

L'escalier monumental du Tribunal était agrémenté, sur chaque volée de marches, d'une bougie qui donnait de ce fait, au bâtiment, un côté un tant soit peu suranné.

Pierre n’osait pas vraiment porter son regard plus haut, à tout le moins pas tout de suite.

Tout en haut des marches, l'ensemble des magistrats du ressort, le président aux milliers d’eux, un peu détaché en avant cependant, portaient leurs robes de cérémonie, leur chapeaux judiciaires que l'on n’appelle pas toques mais mortiers chez les magistrats, et enfin des gants blancs.

La montée de Pierre tout en haut de ses marches fut assez longue.

Il s'arrêta quelques marches en dessous du président.

« Maître de France, nous avons vérifié les ouvrages de référence, et nous tenions à vous présenter nos plus plates excuses quant à nos remarques de la précédente audience.

Vous vous êtes conformés scrupuleusement à vos règles déontologiques, et c'est pourquoi le Tribunal a décidé de vous recevoir, solennellement et en tenue d'apparat, afin d'écouter votre plaidoirie.

Nous aurons aussi le plaisir par la suite de vous recevoir à l'occasion d'un diner. »

L'histoire ne retiendra pas la plaidoirie de Pierre de France concernant ce problème majeur de voisinage, mais il remarquera néanmoins la joie et la fierté du plaideur.

« Ben mon vieux, je peux te dire que le mur y est passé… »

Si, si, je vous assure c'est beaucoup mieux avec cette petite voix nasillarde.

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 14:43

Les élections au bâtonnat étant terminées, vous pouviez légitimement vous attendre à ne plus recevoir de propagande électorale, à tout le moins pendant quelques mois…

Je suis navré de mettre un terme à vos espérances.

Ce préambule, pour vous annoncer, officiellement, que je me présente aux élections du bâtonnat, qui se tiendront… en décembre 2022.

Oui, je le sais, vous m’objecterez, et vous n'aurez pas forcément tort, que c'est dans six ans et que je m'y prends peut-être un peu tôt.

Vous me direz aussi, que 12 000 des votants de l'époque ne sont pas encore avocats… C'est vrai, et cela fait un peu peur.

Néanmoins, si je souhaite avoir six années devant moi, c'est que je pense qu'il faut changer pas mal de choses dans nos campagnes électorales.

1. Je ne suis pas persuadé, je suis même assez sûr du contraire, qu'adresser tous les jours des courriels à nos confrères, qui au demeurant ne les lisent plus parce qu'ils n'en peuvent plus, démontre une maturité de nos élections.

Je ne dis pas que la solution soit évidente mais il faut y réfléchir.

Il faut aussi repenser aux présentations, matin, midi et soir de tous les candidats au bâtonnat dans chacun des cabinets qui veulent bien les recevoir.

250 présentations d’une à deux heures, chacune, pour répéter la même chose ; que de temps et d'énergie gâchés.

Là encore il faut repenser le modèle.

 

2. Je suis un peu attristé et déçu, de constater que, depuis quelques années, ce n'est plus forcément le confrère candidat qui s'adresse aux siens, mais plutôt, une agence de communication qui prend sa place.

Nous ne devons pas, de ce fait, nous étonner de voir fleurir les concepts utilisés dans les campagnes politiques, et dont les intermédiaires spécialisés en médias se délectent.

Pour exemple, on nous parle à l'envi, de transparence et d'économie.

Personnellement, j'ai toujours considéré qu'à force d'être transparent, on devenait ectoplasmique, insignifiant et inexistant.

Qu’on nous parle plutôt de lumière et d'éclairage, d'accès aux informations, mais de grâce pas de maison de verre.

Nos clients le savent parfaitement, on travaille très mal dans un open space vitré…

 

Pour moi, un économe, cela a toujours été un ustensile qui permet d'éplucher les patates.

Pourquoi ne pas parler plutôt de dépenses justifiées et raisonnées.

L'ordre de Paris, séculaire, a des missions à remplir, il doit le faire et en assumer les coûts, en les expliquant.

 

3. Enfin, parlons un peu du nerf de la guerre.

Les chiffres circulent, et nous les connaissons.

100.000 € à 200 000 € en numéraire, sans compter les frais indirects, pour chacun des candidats, cela n’est bien évidemment pas raisonnable.

Nos cousins québécois, qui démontrent souvent, dans plusieurs domaines, une meilleure appréciation des choses que nous, plafonnent les dépenses directes des candidats à 5000 $ canadiens.

Il faut y songer.

 

J'aimerais bien, enfin nous aimerions bien avec la personne, Co- Bâtonnier qui partagera avec moi cette aventure, une campagne différente.

Être bâtonnier, c'est s'inscrire dans une chaîne ininterrompue depuis de nombreux siècles, avec lucidité et humilité.

Le bâton du bâtonnier, pour nous, c'est plus le témoin du relais que les athlètes se passent de main en main.

S'il tombe, s’il est donné trop tôt ou trop tard, si l'un des relayeurs mord dans le couloir d'à côté, il y a disqualification.

 

J'aimerais, que dans cette aventure de six années au moins, et de plus si vous m'accordez votre confiance, vous soyez avec moi, que vous soyez mon équipe.

Je souhaite les meilleurs d'entre nous dans tous les domaines du droit.

Il faut arrêter avec le bâtonnier omnipotent et omniscient.

Les meilleurs d'entre vous dans leurs spécialités, auront vocation, avec les membres du conseil de l'ordre qui devront retrouver leur force de proposition et de créativité, à montrer l'excellence et le savoir-faire de notre profession, et ce dès ma prise de fonction.

Celle-ci aura lieu en janvier 2024, année olympique pour Paris, j'en suis convaincu, et notre ville lumière sera une fois encore le centre du monde.

Nous devons être présents et démontrer, ce que nous faisons d'ores et déjà, que Paris est une place internationale, et incontournable du droit.

Voici quelques idées, je ne peux quand même pas tout vous dévoiler tout de suite.

Permettez-moi, de vous présenter mes meilleurs voeux pour cette année naissante, faite surtout de sérénité et d'harmonie.

Comme je l'ai déjà écrit, je reprends à mon compte cette formule du « matin des magiciens », et je souhaite, avec ceux qui partageront mon chemin, que nous soyons, aujourd'hui comme demain, des contemporains du futur.

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 15:39

 

La Cnbf, comme vous le savez tous, est un organisme de sécurité sociale qui, de ce fait, obéit à des règles assez strictes auxquelles elle ne peut pas déroger.

Il en va ainsi des élections de ses délégués tous les six ans, ainsi que des modalités de vote.

Les élections pour la mandature 2017/2022, se sont achevées il y a quelques mois, et force est de constater que, comme à l'accoutumée, elles ont assez peu mobilisé nos confrères.

Peut-on réellement leur jeter la pierre, je n'en suis pas sûr tant il peut apparaître difficile de comprendre pourquoi, et pour qui, l'on vote.

Lors des six dernières années, une majorité de gestion s'était dégagée, sous l'égide d'un syndicat d'avocats, représenté notamment au conseil national des barreaux : l’ABF.

Parce que les sujets futurs sont cruciaux pour la profession, parce qu'il n'est pas sain qu'une seule organisation gère un organisme concernant tous les avocats, l’ABF, sous le slogan : « la profession unie » a souhaité associer les autres syndicats à l’avenir de notre caisse de retraite.

Deux des syndicats majeurs de notre profession, ayant pourtant parfois des idées diamétralement opposées et antagonistes, ont accepté de participer à cette profession unie, il s'agit de l’ACE et du SAF.

Le dernier syndicat représentatif, à savoir le syndicat représentant les jeunes avocats, qui avait, durant la précédente mandature, attaqué, parfois outrancièrement, les élus de la caisse, prétextant notamment qu'il n'aurait accès à aucun des documents, des travaux et des informations de la caisse et qu'ainsi de nombreux éléments resteraient occultes, a pour sa part refusé, avant les élections de rejoindre « la profession unie ».

C'est un choix politique qui lui appartient, et qu'il doit assumer.

Lorsque l'on gère une caisse de retraite, on est confronté à une sorte de quadrature du cercle, d'impossibilité, comme en photo, de concilier le diaphragme et la vitesse.

D'un côté, les plus jeunes d'entre nous reprochent le poids des cotisations, et de l'autre nos confrères pensionnés fustigent la non revalorisation de leur pension.

Les dernières élections étaient une tribune permettant d'exprimer ces mécontentements légitimes, mais irréconciliables.

Ainsi, si les jeunes avocats et les confrères pensionnés firent élire de nombreux délégués, 24 d'un côté et 13 de l'autre, « la profession unie », telle qu’elle a été décrite plus avant, restait majoritaire, et reçût des électeurs, le mandat de piloter la CNBF pendant les six prochaines années.

Chaque nouvel élu de cette liste « profession unie », même s'il n'y a strictement rien à y gagner financièrement ou autrement d'ailleurs, était légitimé à postuler à un poste au conseil d'administration soit, hors avocat aux conseils et avocats pensionnés, 24 administrateurs sur Paris et 42 pour la province.

Avant ces élections qui se sont déroulées le 6 janvier 2017, « la profession unie » a souhaité discuter avec les jeunes avocats et leur proposer plus ou moins 10 % des postes d'administrateurs, « sacrifiant » ainsi, de fait …10 % de ses troupes…

Les jeunes avocats, qui considéraient que ce n'était pas suffisant, ont refusé cette proposition.

Les élections des administrateurs ont eu lieu, et 100 % de ceux-ci sont de ce fait issue des listes « profession unie » à savoir : ABF. ACE, SAF, élus ordinaux et indépendants.

C'est une belle assemblée, représentative de la profession, dans laquelle, de toute évidence et pour l'instant, les postes d'administrateurs changeant assez souvent pendant une mandature de six ans, les jeunes avocats sont absents.

Il n'y a rien eu d'obscur, il n'y a rien eu de mafieux, les règles étaient parfaitement connues de tous, et prétendre le contraire n'est pas vrai.

Nous sommes une caisse de retraite mono professionnelle, indépendante, qui fixe le montant de ses cotisations, qui les recouvre, et qui prévoit aussi le montant des pensions à verser.

Nous sommes attaqués de toutes parts de l'extérieur, notre pérennité est remise en question, et personne ne peut assurer que la caisse, à la fin de la mandature, aura la même autonomie qu'à ce jour.

Il est important de ce fait, que la polémique interne cesse, et que nous travaillions ensemble.

Je l'ai écrit à plusieurs reprises, il n'y a rien de secret, il n'y a rien de caché, il n'y a que des choix politiques qui doivent se faire en cherchant l’impossible : la quadrature du cercle.

Les jeunes avocats disposent de 24 délégués qui devront travailler dans les commissions qui leur sont ouvertes, notamment celles : des réformes à venir, du pilotage de la caisse, ou des relations avec les jeunes avocats.

Ils auront, comme tous les délégués, accès à tous les documents, à toutes les informations, et à tous les travaux, passés, présents et futurs de la caisse.

Pour en avoir discuté avec nombre d'entre eux, je sais qu'en moyenne, le président de la CNBF, qui n'est pas rémunéré, subi durant les deux années de son mandat, une baisse de 40 % de son chiffre d'affaires.

Pas plus, les fonctions de membre du bureau, d'administrateur, ou de délégué ne sont rémunérées.

Nous n'avons donc rien à gagner, ni les uns ni les autres, si ce n'est à travailler, en conscience, pour le bien de nos confrères, et de notre profession, aujourd'hui comme demain.

Des choix parfois difficiles sont devant nous, faisons-les ensemble et assumons-les !

J'adore cette idée, issue du « matin des magiciens », soyons résolument, des contemporains du futur.

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 14:03

Liberté d’expression de l’avocat

 

Big Brother is watching you, Big Brother is watching us, et plus encore Big Data is everywhere…

Avant que d'aborder le sujet du jour, que je traiterai, ne vous inquiétez pas, à savoir la liberté d'expression face aux nouvelles technologies, encore faut-il s'interroger un peu plus en amont, quant à la liberté d'expression de l'avocat stricto sensu.

Je vous avoue être assez étonné, car, dès que je me pose une question déontologique, je me réfère à la Bible en la matière, à savoir l’ouvrage : « Les règles de la profession d'avocat » plus connu sous le nom de Damien Ader, et auquel, dorénavant je crois, mon excellent ami Dominique Piau apporte sa contribution.

Quelle ne fut pas ma surprise, en consultant son index thématique alphabétique, de ne voir aucune entrée à : liberté d'expression, expression, et même d'ailleurs, communication de l'avocat.

Quelques lignes néanmoins dans cet ouvrage, pourtant assez volumineux sur les immunités de plaidoirie.

Il est ainsi rappelé, que dans son activité judiciaire, l'avocat plaidant est protégé contre les actions en outrages, injures ou diffamations à partir du moment où ses propos sont en liaison avec le litige en lui-même et n'excèdent pas les droits de la défense.

Il s'agit des dispositions anciennes, mais toujours en vigueur de la loi du 29 juillet 1881 et plus spécialement de son article 41.

Notre code de déontologie est lui un peu plus loquace sur la matière, et c'est une bonne chose.

Nous pouvons constater que la plupart des notes de référence se trouvent situées sous l'article 1, et plus spécialement, le fameux article 1.3 que nous connaissons, tant en déontologie qu’en disciplinaire.

Il s'agit de l'article central de ces deux matières, nous y reviendrons bien évidemment, à savoir les 16 principes essentiels de la profession d'avocat.

Comme on le sait, ou pas d'ailleurs, il manque un autre principe fondamental dans ses principes essentiels, une sorte de deuxième jambe à lui seul, à savoir : le secret professionnel.

La première référence de notre code de déontologie se rapporte à une affaire qui a défrayé notre landerneau judiciaire, mais pas seulement lui d'ailleurs.

Dans une plaidoirie enflammée, l'un de nos confrères célèbres, ténor du barreau s'il en est, avait, ni plus ni moins, traité le procureur général de : « traître génétique »…

L'arrêt de la cour d'appel saisie de cet incident est particulièrement instructif car, de toute évidence, et objectivement, le propos de notre confrère était diffamatoire.

Néanmoins, la cour l’exonère de toute responsabilité dans une sorte de parallélisme des formes, et d'égalité des armes.

En effet, la motivation centrale est que le procureur général en question communiquait abondamment au travers d'un blog, et aussi sur les réseaux sociaux s'abandonnant à l'expression publique de ses opinions personnelles sur des questions de société.

On touche là, un premier point important de la liberté d'expression, et surtout de ses limites qui ressemble étrangement aux conceptions que l'on peut avoir, des bonnes mœurs et de l'ordre public dans le temps, et aussi, pourquoi pas, de l'humour.

On peut rire de tout, mais pas forcément avec tout le monde et à tous les moments.

Ainsi, le propos précité, qui n'aurait pas manqué d'être sévèrement sanctionné en dehors de tout contexte se trouvait légitimé par celui-ci.

Je ne résiste pas au plaisir de vous narrer l'anecdote qui avait fait le tour du palais, d'un non néanmoins célèbre confrère, amené à défendre une société, devant la juridiction du travail en France : le conseil des prud'hommes.

L'employeur avait licencié pour faute grave son salarié auquel il avait remis une lettre d'avertissement, et qui lui avait rétorqué : « votre lettre d'avertissement vous pouvez vous la mettre au cul… »

Le conseil de prud'hommes, dans sa sagesse extrême, avait décidé qu'il ne s'agissait pas d'un motif de licenciement.

Notre confrère était venu entendre le prononcé de la décision en audience publique et avait demandé la parole à l'issue.

Il avait alors proféré ces paroles inoubliables : « Et bien Monsieur le président et Messieurs les conseillers, vous savez, votre jugement vous pouvez vous le mettre au cul… »

Là encore, l'outrage et l’injure sont indéniables, mais il fut particulièrement difficile au conseil des prud'hommes d'en faire état, alors qu'il venait d'exonérer le salarié, ayant prononcé les mêmes propos, de toute sanction.

En sortant des prétoires, l'avocat peut se trouver attaqué quant à sa liberté d'expression, et cette fois-ci, il ne sera plus protégé par les dispositions de la loi sur la presse, mais plus sûrement par les dispositions de l'article 10, notamment, de la convention européenne des droits de l'homme.

Pour rappel, cet article 10 mentionne : « Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontières. »

 

 

Aussi il a été reconnu, par la cour européenne des droits de l'homme en mars 2011, que les avocats ont le droit, au nom de cette liberté d'expression garantie par la convention, de se prononcer publiquement sur le fonctionnement de la justice à partir du moment où leurs critiques ne dépassent pas certaines limites.

La cour autorise ainsi des propos, mêmes acerbes et sarcastiques, à partir du moment où ils ne sont pas injurieux, et qu'ils relèvent de la critique admissible.

Nous ne nous trouverons pas dans cette hypothèse, lorsque les propos seront adressés à l'issue d'une audience, directement à un magistrat manifestant exclusivement une animosité personnelle à son endroit.

La sanction de tels agissements se fera alors sur un manquement à la délicatesse. Nous y voilà.

En effet, comme je vous l'annonçais tout à l'heure, les principes gardiens de la liberté d'expression de l'avocat sont, et ont toujours été, les principes essentiels.

Plus précisément, parmi ceux de l'article 1.3 du règlement intérieur, ce seront ceux de : délicatesse, modération, dignité et d’honneur, qui serviront de curseurs pour l'avocat.

Tout ceci, c'est bien gentil pourriez-vous m'opposer, dans un procès que l'on a, en opposition à celui de rupture, appelé en France celui de connivence.

Comme l'a écrit l'un d'entre nous, l'avocat ce n'est pas simplement de l’huile dans le moteur, c'est aussi, et parfois, du sable dans l'engrenage.

Ainsi, nos grands principes essentiels semblent bien désuets, lorsque les droits de la défense sont en jeux, et que le défenseur a choisi la rupture, et  donc la remise en question, et l’impertinence.

 

 

Il est évident que la liberté d'expression ne sera pas la même lorsque l'on aura à apprécier, et qu'on a eu à le faire d'ailleurs, le comportement d'un Tixier-Vignancour ou d'un Vergès, plutôt que celui d'un avocat moins connu.

L'autre grande limite aux frontières de notre liberté d'expression, est indiscutablement le secret professionnel.

Celui-ci dans sa définition, attaqué de plus en plus cependant par nos pouvoirs publics dans les dernières années, est absolu, général et illimité dans le temps.

Du fait de cette définition stricte, ce principe ne permet pas une appréciation in concreto de l’infraction envisagée, et les circonstances de temps, de lieux, ou de personnes ne pourront pas permettre quelques latitudes que ce soient.

C'est ce que l'on enseigne dans nos écoles de formation, sanctionnant le moindre étudiant qui oublierait les trois caractéristiques d'absolu de général et d'illimité dans le temps.

La réalité est toute autre au cours du procès pénal dans lequel, seuls quasiment les avocats, parmi les parties au procès, sont tenus de respecter le secret professionnel.

Les magistrats et procureurs n'y sont pas astreints, pas plus que les autres intervenants.

Aussi, il n'est pas rare que la presse se fasse écho, notamment dans les grands procès médiatiques, d'informations qui sont, et qui devraient être strictement couvertes par ce secret professionnel.

On nous l'impose à nous avocats, mais on l'attaque à l'envi, n'hésitant pas à nous écouter dans nos conversation avec nos clients, et même à en retranscrire les propos.

Curieusement, et contre toute attente, ces méthodes ont été cautionnées par la cour européenne des droits de l'homme.

À une époque tout le monde est au courant de tout et immédiatement, où les réseaux sociaux et le Big Data sont omniprésents, comment l'avocat doit-il se comporter face à ces nouvelles technologies ?

Sites professionnels, sites plus personnels, blogs, Twitter, Facebook et pourquoi pas Instagram, nous ne sommes qu'au début de la communication numérique instantanée, et multidirectionnelle.

Avant que nous soyons submergés par l'intelligence artificielle, nous pensons pouvoir encore maîtriser cette communication, celle-ci étant bordée par les guidelines des principes essentiels, jambe droite, et du secret professionnel jambe gauche.

Droit dans nos bottes de ce fait, nous pensons respecter l'orthodoxie.

C'est sûrement plus compliqué car comme on l'enseigne, l'avocat, dès qu'il a prêté serment, est, dans sa vie professionnelle bien sûr, mais aussi à chaque instant de sa vie personnelle, soumis au respect des principes essentiels et fondamentaux de sa profession.

L'avocat ayant commis une infraction pénale, même un délit routier, peut se voir soumis à une sanction disciplinaire, le plus souvent à la demande du parquet, allant jusqu'à la privation des droits d'exercer temporairement, la plupart du temps, sa profession.

Il en est de même en ce qui concerne les nouvelles technologies.

L'un de nos plus célèbres blogueurs et twittos , Me Eolas en a fait les frais.

Ce communiquant bien connu, suivi par 186 000 followers avait pour habitude de commenter abondamment, et fréquemment, sa vie professionnelle, jonglant, sur le fil du rasoir, avec les principes essentiels et le secret professionnel.

Il a fini par être condamné à 2000 € d'amende et 5000 € de dommages-intérêts par une décision du 6 octobre 2015 qui a provoqué la fermeture immédiate, par lui, de son compte Twitter.

Son blog est néanmoins cependant toujours en activité…l'on connaît parfaitement l’addiction à toutes ces nouvelles technologies.

Face à celles-ci, les principes définis plus avant restent les marqueurs évidents, et l'on ne pourra que conseiller la plus grande vigilance à tous nos confrères.

En effet, même si c'est pareil, cela va simplement plus vite, plus loin et partout, Citius, Altius, Fortius, si j’osais.

Il y a ici, des sources réelles d’inquiétudes.

Les propos tenus par l'avocat, même couverts par l'immunité de plaidoirie, peuvent aujourd'hui aisément être enregistrés, sortis de leur contexte, et diffusés abondamment par ceux qui qui y auront intérêt.

Dans nos conversations avec nos clients, au téléphone ou dans nos bureaux, nous sommes sujets à une violation permanente de nos droits, dont notamment ceux liés au secret professionnel, et à la confidentialité des échanges entre confrères.

Nos boîtes courriel peuvent être violées à tout moment, et nos données personnelles et confidentielles stockées dans le cloud, consultées, sans même être un petit génie de l'informatique.

Il est à craindre, que face à ces nouvelles technologies, l'avocat soit obligé de faire encore plus preuve, debout sur ses deux jambes, de rigueur et de contrôle quant à tous ses propos et écrits.

Il s'agira ainsi d'une autocensure, en amont, sûrement un peu antinomique avec une liberté totale des droits de la défense, mais là, c'est une autre question.

 

 

 

 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 09:23

Le bonheur d’être Avocat.

Je vous l'accorde, nous avons tous l'impression que les temps sont difficiles, et que c'était sûrement mieux avant.

C'est inexact et les chiffres le démontrent.

On vit de plus en plus vieux et en meilleure santé, et le gain de QI a largement augmenté depuis un siècle.

L'extrême pauvreté régresse dans le monde.

On constate une diminution de la violence contre les femmes, du travail des enfants, du nombre de guerres et des morts induits.

Enfin, on dispose de plus de temps pour les loisirs avec un coût de la vie qui diminue.

Alors pourquoi cette sensation, dans les pays prospères et sûrs comme la France.

Ceci est sûrement dû, en partie, à une information exhaustive et anxiogène.

Personnellement, cela fait des années que je ne peux plus regarder le journal télévisé de 20h, sauf à prendre immédiatement après des antidépresseurs.

Alors oui, nous devrions être heureux et confiants dans l'avenir car l'humanité qui sera portée par nos enfants progresse, indiscutablement.

Malheureusement, nous ne le sommes pas, comme nous, Avocats n'avons pas pleinement conscience du bonheur que nous avons d'exercer cette profession.

Je vous l'accorde, le barreau auquel j'appartiens, s'il est le plus important et le plus riche, est aussi, paradoxalement, le plus pauvre.

Nous connaissons tous les difficultés quotidiennes liées à nos charges incompressibles : URSSAF, RSI, TVA, CNBF, CREPA et enfin, à la fin, la machine infernale ayant encore faim… les impôts.

Cela ne va pas s'améliorer, et cela, je vous l'accorde, hélas.

Néanmoins, nous devrions arrêter, et je suis pourtant le premier à le faire, de chouinasser.

Y a-t-il parmi nous, quelqu'un qui n'aime pas chaque jour son métier, l'un d'entre nous qui traînerait la patte le matin avant que de se rendre, dans un tribunal ou à son bureau.

Quelqu'un qui ne saurait pas que chaque journée sera différente, faite de rencontres, de joies et de déceptions il est vrai, mais surtout, de vie.

Quelqu'un qui n'aurait pas conscience, du service qu'il rend, des gens qu'il assiste, qu'il écoute, qu'il entend, qu'il aide et qui, pour la plupart, même si nous le savons ce n'est pas une caractéristique première de nos clients, en sont reconnaissants.

Notre vie professionnelle est passionnante, enrichissante, vivante.

Nous nous formons tous les jours, dans tous les domaines, notre curiosité est insatiable, elle est le gage de la qualité des services que nous rendons à nos clients.

Nous sommes un élément incontournable de la société civile, nous jouons un rôle primordial dans les équilibres sociétaux et nous devons, encore plus, en avoir conscience et prendre notre place.

Riches de nos libertés : de vie, de parole, de ton, fondamentalement indépendants, nous sommes l'avenir des sociétés démocratiques évoluées car nous sommes intransigeants, et nous le serons toujours sur les principes fondamentaux ; Valentin nous ne t’oublions pas.

J'aime à répéter, à satiété, la phrase de l'un de nos confrères, nous définissant : « de l’huile dans le moteur mais aussi et parfois, du sable dans l'engrenage ».

Pour en citer un autre, c'est sûrement plus aujourd'hui « le temps des avocats » que « le temps des juristes ».

Alors oui, il y a un véritable bonheur, et chaque jour, à être avocat, accordez-le-moi.

lext.so/GPL279u7

 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 09:06

Le bonheur d’être Avocat.

lext.so/GPL279u7

Je vous l'accorde, nous avons tous l'impression que les temps sont difficiles, et que c'était sûrement mieux avant.

C'est inexact et les chiffres le démontrent.

On vit de plus en plus vieux et en meilleure santé, et le gain de QI a largement augmenté depuis un siècle.

L'extrême pauvreté régresse dans le monde.

On constate une diminution de la violence contre les femmes, du travail des enfants, du nombre de guerres et des morts induits.

Enfin, on dispose de plus de temps pour les loisirs avec un coût de la vie qui diminue.

Alors pourquoi cette sensation, dans les pays prospères et sûrs comme la France.

Ceci est sûrement dû, en partie, à une information exhaustive et anxiogène.

Personnellement, cela fait des années que je ne peux plus regarder le journal télévisé de 20h, sauf à prendre immédiatement après des antidépresseurs.

Alors oui, nous devrions être heureux et confiants dans l'avenir car l'humanité qui sera portée par nos enfants progresse, indiscutablement.

Malheureusement, nous ne le sommes pas, comme nous, Avocats n'avons pas pleinement conscience du bonheur que nous avons d'exercer cette profession.

Je vous l'accorde, le barreau auquel j'appartiens, s'il est le plus important et le plus riche, est aussi, paradoxalement, le plus pauvre.

Nous connaissons tous les difficultés quotidiennes liées à nos charges incompressibles : URSSAF, RSI, TVA, CNBF, CREPA et enfin, à la fin, la machine infernale ayant encore faim… les impôts.

Cela ne va pas s'améliorer, et cela, je vous l'accorde, hélas.

Néanmoins, nous devrions arrêter, et je suis pourtant le premier à le faire, de chouinasser.

Y a-t-il parmi nous, quelqu'un qui n'aime pas chaque jour son métier, l'un d'entre nous qui traînerait la patte le matin avant que de se rendre, dans un tribunal ou à son bureau.

Quelqu'un qui ne saurait pas que chaque journée sera différente, faite de rencontres, de joies et de déceptions il est vrai, mais surtout, de vie.

Quelqu'un qui n'aurait pas conscience, du service qu'il rend, des gens qu'il assiste, qu'il écoute, qu'il entend, qu'il aide et qui, pour la plupart, même si nous le savons ce n'est pas une caractéristique première de nos clients, en sont reconnaissants.

Notre vie professionnelle est passionnante, enrichissante, vivante.

Nous nous formons tous les jours, dans tous les domaines, notre curiosité est insatiable, elle est le gage de la qualité des services que nous rendons à nos clients.

Nous sommes un élément incontournable de la société civile, nous jouons un rôle primordial dans les équilibres sociétaux et nous devons, encore plus, en avoir conscience et prendre notre place.

Riches de nos libertés : de vie, de parole, de ton, fondamentalement indépendants, nous sommes l'avenir des sociétés démocratiques évoluées car nous sommes intransigeants, et nous le serons toujours sur les principes fondamentaux ; Valentin nous ne t’oublions pas.

J'aime à répéter, à satiété, la phrase de l'un de nos confrères, nous définissant : « de l’huile dans le moteur mais aussi et parfois, du sable dans l'engrenage ».

Pour en citer un autre, c'est sûrement plus aujourd'hui « le temps des avocats » que « le temps des juristes ».

Alors oui, il y a un véritable bonheur, et chaque jour, à être avocat, accordez-le-moi.

 

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 08:48

Nous sommes appelés à renouveler pour six ans les délégués qui décideront de la destinée de notre caisse de retraite : la CNBF.

Je vous l'accorde, ce mode de scrutin sur papier qui se déroule sur une durée d’un mois est totalement obsolète, et il devra être réformé lors de la prochaine mandature.

La CNBF, vous la connaissez, ou à tout le moins vous en avez entendu parler, il s’agit de l'organisme qui, lorsque que vous ferez valoir vos droits à la retraite, vous servira votre pension.

Mais à qui s'adresse cette caisse ?

À 56 %, c'est un avocat de sexe féminin, son âge moyen est de 44 ans, il est entré dans la profession à 27 ans et, 15 ans après sa prestation de serment, à 72 % il est toujours avocat.

Il exerce à titre individuel à 68 %, et il prendra sa retraite à 65 ans exactement.

Pour 20 % il s'agira d'une retraite active pendant une durée moyenne de trois ans, et ce repos mérité durera 17 ans.

Si le revenu total de la profession, aujourd'hui, est de 4,4 milliards d'euros, son revenu médian annuel à lui sera de 44 000 € et c'est lorsqu'il aura atteint 50 ans que son cabinet sera le plus prospère.

Bien que l’avocate représente la majorité, et que, du fait des ratios actuels aux écoles de formation (70 % de femmes pour 30 % d'hommes), elle soit indéniablement l'avenir de la profession, durant toute sa carrière, elle aura reçu une rémunération, par rapport à son homologue masculin, de… 51 %…

Ces données précieuses sont celles collectées chaque année par la CNBF, et qui ressortent du rapport d'activité annuel publié sur son site.

La CNBF, ce sont 145 délégués élus et bénévoles, confrères de toute la France.

La caisse verse des pensions, c'est son rôle premier, mais elle a aussi d'autres facettes.

Ainsi, au titre de l'action sociale, ce sont près de 2 millions d'euros qui sont accordés aux confrères en difficulté.

Au titre de l’invalidité-décès, ce sont presque 15 millions d'euros qui chaque année sont reversés à tous les avocats.

Si aujourd'hui, chaque année, nos cotisations sont amputées de 83 millions d'euros, soit 1500 € par cotisant au titre de la compensation générale, néanmoins, nous disposons de réserves, à hauteur de 1,4 milliards d'euros.

Grâce au travail insatiable des délégués et des membres du conseil d'administration, bénévoles eux aussi, nous avons, lors de la dernière mandature, sécurisé le régime.

Le rapport d'un organisme totalement indépendant (EY) atteste que notre régime de retraite est en équilibre jusqu'en 2050, sans toucher aux réserves.

35 ans de visibilité sur une caisse de retraite c’est la limite maximale.

35 ans, c'est le temps pendant lequel, les mandatures qui vont se succéder prendront les décisions pour pérenniser, à leur tour notre régime solidaire de retraite.

J'étais, de 2011 à 2016, administrateur, puis vice-président de la CNBF et je souhaiterais que vous puissiez me renouveler votre confiance pour les six prochaines années.

Nous serons alors en 2022, et comme je l'ai déjà annoncé, ce que je renouvelle officiellement, je serai candidat aux fonctions de bâtonnier.

Ces deux projets, pour les six prochaines années, ne peuvent exister, et avoir un sens, que s'ils sont partagés avec une équipe.

Celle à laquelle j'ai l'honneur d'appartenir pour les élections à la CNBF et celle de « La profession unie ».

Pour nous permettre de continuer à gérer la CNBF comme nous l'avons fait avec succès depuis plusieurs années, il convient que nous disposions d’une large majorité, et je vous engage à voter pour ceux qui partagent, toutes générations et modes de fonctionnement confondus, nos idées.

Je demeure à votre entière disposition pour toute discussion, particulièrement sur la CNBF et son avenir.

« La profession Unie » ELECTIONS CNBF 2016.

La liste « la profession Unie » rassemble sur Paris 48 candidats, sortants ou non, intergénérationnels (de 4 à 35 ans de barreau), collaborateurs ou associés, cabinets individuels ou grandes structures, de sensibilités diverses, mais avocats soudés pour défendre l’indépendance, la pérennité et la solidarité de la CNBF.

Indépendance : Malgré divers lobbyings puissants (assureurs, autres caisses, Urssaf, etc.), la CNBF, organisme de société sécurité sociale, est, et doit rester mono professionnelle, gérée par des avocats bénévoles.

Pérennité : la gestion avisée de la CNBF (plus de 42 % d’augmentation des réserves en 6 ans) assure pour nos régimes de retraite un excèdent sur au moins les 30 prochaines années (maximum des calculs actuariels), résultats indiscutables salués par l’IGAS (Inspection Générale des Affaires de Sécurité Sociales).

Solidarité : la CNBF gère un budget annuel d’action sociale de près de deux millions d’euros au service des confrères en difficulté. En outre, et concernant ceux qui quittent la profession, la fameuse « règle des 15 ans » a été abolie.

VOTE PAR CORRESPONDANCE JUSQU’AU 5 novembre 2016 Collège « actifs » : VOTER UTILE ET EFFICACE POUR LES 48 CANDIDATS DE « LA PROFESSION UNIE »

Guillaume ANQUETIL*, Nathalie ATTIAS, Florence BERNIGARD*, Laura BERTRAND, Delphine BORGEL, Jean-François BORNE, Pierre BOUAZIZ, Rym BOUKHARI SAOU, Pierre BREGOU*, Béatrice BRUGUES-REIX, Stéphane BRUSCHINI-CHAUMEET, Vincent CANU*, Pierre-Jacques CASTANET*, Jérome CHARPENTIER*, Denis CHEMLA, Xavier CHILOUX*, Laurent COLLIOT, Ghislain DADI, Annie de SAINT-RAT, Louis DEGOS, Stanislas DUBLINEAU, Philippe FONTANA*, Florence FRESNEL*, Rabah HACHED*, Jacques HUILLIER*, Marie-Alice JOURDE, Augustin KEMADJOU*, Jacques LANG*, Michèle LAUNAY*, Catherine LECLERCQ, Emmanuel LECLERCQ, Nicolas LEREGLE, Caroline MECARY, Christophe PETTITI*, Isaline POUX*, Etienne PUJOL*, Dominique RETOURNE*, Rachel SAADA*, Eloïse SADEG, Anne SALZER*, Pierre-Yves SAMSON, Benoit SEVILLIA, Danielle TETREAU-ROCHE*, Caroline TOBY, Anne VAN DETH*, Marie VICELLI*, Anaïs VISSCHER, Laurent ZEIDENBERGER*.

Collège national des retraités : VOTER UTILE ET EFFICACE POUR LES 14 CANDIDATS DE « LA PROFESSION UNIE » Pierre-Robert AKAOUI*, Patrick ANTOINE*, Alain BERTHAULT*, Valentin CESARI, Nathalie de la CHAISE*, François DRUJON D’ASTROS, Michel GONELLE*, Emmanuel GRAVELIER*, Jean-Jacques LETU*, Jean-Louis MAGNIER, Aline MARAVELLI*, Sabine PROU-CERESOLE*, Paul RIQUIER*, Serge ROSENBLIEH*.

* Délégués de la précédente mandature

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Notes et Anecdotes

     
"Lorsqu'un juge adopte une solution, c'est bien souvent que la décision inverse lui paraît impossible à rédiger, pas davantage..." François SUREAU: "Le Chemin des Morts"

 

D'un salarié licencié: "Maitre j'ai bien envie de leur mettre un coup de fusil dans les rotules, croyez vous que cela pourra m'handicaper au Prud'hommes..."
"Non, Monsieur, je ne le crois pas, j'en suis sûr."   
   
Citation d'Emile Pollak : Personnellement, je n'ai jamais perdu de procès, mes clients parfois... peut être...

 

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