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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 10:24
8ème coupe du Périmètre 21 Juillet 2016.

Il faut le reconnaître, on en avait très envie…

En fait, nous étions assez morts de faim.

Deux ans que la coupe du périmètre qui nous oppose aux experts-comptables en golf, se dérobait à nous, dont une très courte défaite l'année dernière.

C'est donc plein de vaillance et de détermination que 12 avocats en colère se sont présentés sur le terrain du golf d'Ozoir-la-Ferrière pour défendre, une fois encore, le fameux périmètre.

Il faut dire que nous y avions mis les moyens puisque notre équipe se composait de quatre joueurs de moins de huit de handicap, dont un ancien sociétaire de l'équipe de France amateur.

Si le matin, les débats furent équilibrés, puisque nous ne menions que d’un point : 3.5 à 2.5, l'après-midi fut clémente pour les gens de robe.

En effet, le Droit triompha du Chiffre 8 matchs de simple à 12.

Ce fut donc une victoire finale : 11,5 à 6,5.

Nous revoilà revenus à l'égalité parfaite, soit au total, depuis la création de la coupe, quatre victoires partout.

Cette compétition s'est une nouvelle fois tenue dans une ambiance chaleureuse et amicale que nous avons envie de voir se perpétuer plusieurs années encore.

Comme je l'ai déjà écrit, nos concurrents ne sont sûrement pas les autres professions réglementées, mais bien ceux qui sont à la marge, avec des concepts nouveaux.

Nous aurions donc tout intérêt, dans une interprofessionnalité reconnue maintenant, de continuer de travailler ensemble : Avocats et Experts-Comptables ensemble.

A l’année prochaine.

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 12:49
Jean Gaston MOORE

Un délicieux confrère s'en va.

À 91 ans il faisait montre d'un dynamisme invraisemblable.

Il y a à peine quelques jours, il m’entretenait encore, lors d'un cocktail qu'il honorait, de la somme de documents qu'il avait amassé au cours de ces années, sur le palais, ses traditions, et son histoire.

Sa silhouette habituelle et bienveillante, arpentant avec son chien la place Dauphine et les restaurants qui la bordent, manqueront à tous les amoureux de ces lieux.

Comme un symbole, à un an du déménagement de notre palais de justice.

Monsieur Jean Gaston Moore, vous laissez le souvenir d'un avocat qui incarnait nos principes essentiels, et principalement les plus subtiles : la délicatesse et la courtoisie.

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 12:03

Une fois n'est pas coutume, je ne suis pas le rédacteur de l'article que je vous adresse.

J'aurais simplement souhaité le rédiger moi-même, tant il résume parfaitement la nécessité d'être proactifs et non réactionnaires, que notre profession doit adopter ; il n'est pas encore trop tard…

Cet article a été écrit par Thierry Monteran, grand spécialiste du droit des entreprises en difficulté et actuellement membre du conseil de l'ordre de Paris.

Je n'ai rien à y ajouter… ni à y retrancher…

 

La présence de l’avocat en entreprise reste au cœur des débats sans fin des organisations représentatives des avocats alors que, souhaitée tant par les conseils et les juristes d’entreprise que par les pouvoirs publics, elle apparaît inéluctable.

S’il fallait constater l’incapacité des institutions représentatives des avocats à prendre des décisions dont tout le monde s’accorde pour dire qu’elles sont inéluctables, la question de l’avocat en entreprise en serait l’illustration.

L’Association des avocats conseils d’entreprise (ACE ; comme le Barreau de Paris) défend historiquement la création d’un statut d’avocat salarié en entreprise tant pour :

- l’avocat lui-même qui bénéficie du statut de salarié mais relève de la compétence d’un ordre au plan déontologique ;

- l’entreprise (nos clients), qui bénéficie du secret professionnel ;

- les autres avocats dès lors que l’avocat salarié en entreprise ne peut consulter que pour son employeur et non pour les clients de son employeur et qu’il ne peut plaider ;

- la profession dans son ensemble tant politiquement que financièrement dès lors qu’elle gagne davantage de membres souvent au board de sociétés importantes (CAC40) et que les principes d’indépendance, de déontologie et de discipline sont respectés.

 

Cette question n’a recueilli en 2010 que 50% des votes du Conseil National des barreaux (CNB), mais quand même 50%, marquant ainsi une nouvelle fois un immobilisme inquiétant.

Elle reçoit, au sein de la profession, un accueil compliqué depuis le projet de loi Macron qui envisageait justement de créer un statut d’avocat salarié en entreprise.

 

La présence de l’avocat répond aux besoins des entreprises pour trois raisons principales :

1. La sécurité juridique des échanges ;

2. La compétitivité juridique par rapport aux entreprises étrangères ;

3. Contrer les concurrents qui utilisent l’absence de confidentialité des écrits des juristes français.

 

Depuis plus de vingt ans, cette question est posée sans que le CNB n’arrive à la faire avancer.

Cette incapacité à aller de l’avant est d’autant plus stupéfiante que les accords sur l’essentiel ont été trouvés :

1. Les juristes d’entreprises doivent bénéficier du secret professionnel ;

2. L’avocat en entreprise ne peut pas plaider.

 

L’échec de l’avocat en entreprise repose sur deux idées :

1. Le salariat et donc le lien de subordination serait un obstacle à l’indépendance de l’avocat en entreprise ;

2. L’avocat en entreprise serait un concurrent de l’avocat.

 

Le CNB a donc demandé à un nouveau groupe de travail de trouver des solutions alternatives dont les premières reposent sur l’idée « d’un démembrement des attributs de l’avocat » ; ainsi :

- le juriste portant le titre d’avocat mais non intégré à la profession ;

- le juriste d’entreprise inscrit au barreau sur liste spéciale sans titre d’avocat ;

- le juriste d’entreprise pouvant porter le titre d’avocat mais inscrit sur une liste spéciale du CNB ;

- le juriste admis au barreau inscrit sur une liste B du Barreau.

 

Toutes ces propositions ont été repoussées par l’assemblée générale du CNB des 11 et 12 mars 2016 qui a néanmoins adopté le principe de la formalisation et de l’encadrement d’un exercice de l’avocat en entreprise.

Le groupe de travail s’est donc remis à la recherche d’un remembrement des attributs de l’avocat et c’est ainsi qu’est née l’idée de l’avocat libéral exerçant en entreprise.

Le CNB semble avoir admis l’idée qu’un avocat libéral, qui serait installé dans les locaux d’une entreprise, sa cliente quasi unique, conserverait son indépendance, ce qui laisse penser que régler ses charges sociales serait un gage d’indépendance !!!

Ce nouveau statut est différent du détachement qui concerne le cas d’un avocat collaborateur détaché ponctuellement auprès d’un client en entreprise, pour une durée déterminée.

Ce détachement ponctuel, utilisé depuis des années, n’a jamais posé de problème.

Le CNB propose donc un avocat libéral qui pourrait, au sein d’une entreprise, soit installer un cabinet secondaire, soit même y avoir son cabinet principal.

Ce statut n’a que des inconvénients :

- Précarisation totale de l’avocat qui sera dépendant économiquement sans les garanties du salariat ;

- Concurrence pour les autres avocats puisque experts-comptables, banquiers ou autres assurances pourront domicilier des avocats au sein de leur entreprise pour travailler sur les dossiers de leurs clients (pas de protection des confrères) et possibilité de plaider pour le client et les clients du client ;

- Aucun apport pour la profession et sans doute un désintérêt des juristes actuels qui ne perdront pas leurs nombreux avantages salariaux pour ce statut précaire ;

- Il ne répond pas aux préoccupations des pouvoirs publics sur l’absence de confidentialité des avis et consultations du juriste en entreprise ;

- Ne répond pas aux attentes des juristes d’entreprise dont certains sont certes déjà avocats mais avocats étrangers ;

- L’avocat libéral est une entreprise. Que se passe-t-il si le client, l’unique client, rompt le contrat, quelle reconversion ? Quid des collaborateurs ? des salariés ? Seront-ils reclassés dans l’entreprise ? Quid des charges sociales et des impôts qui ne seront pas réglés ?

 

Certains de nos confrères, conscients du caractère inéluctable d’une réforme et de l’incapacité du CNB à prendre position, soutiennent ce projet au motif que ce serait une voie pour avancer sur le projet d’avocat en entreprise.

L’avocat libéral en entreprise serait donc le cheval de Troie de l’avocat salarié en entreprise.

Le problème est que l’avocat libéral en entreprise ne répond à aucune préoccupation des entreprises relayée par les pouvoirs publics et va à l’encontre des points d’accord : accorder aux juristes d’entreprise le secret professionnel au bénéfice de leur employeur, sans pour autant les autoriser à plaider.

Il faut donc mettre en avant ces préoccupations essentielles et c’est pourquoi l’ACE a proposé une autre voie : celle du juriste admis au Barreau, à savoir le titulaire du CAPA qui a d'ores et déjà exercé la profession d'avocat ou qui serait susceptible d'y prétendre à tout moment.

Le juriste admis au Barreau est une alternative à l’avocat en entreprise car il :

1. Répond à la demande des entreprises et des juristes avec l’appui du Cercle Montesquieu et de l’Association française des juristes d’entreprises (AFJE),

2. Renforce la compétitivité des entreprises françaises en mettant sur un pied d’égalité le juriste français avec son homologue étranger qui, lui, fait bénéficier son employeur du secret ou, à tout le moins, du legal privilege ;

3. Est une opportunité pour les avocats qui peuvent être mobiles et passer du cabinet à l’entreprise avec un retour possible (notamment les femmes) ;

4. Obéit à une logique politique de compétitivité ;

5. Renforce notre profession qui comptera des membres (même inscrits à un tableau B) qui siègeront au conseil d’administration de grandes entreprises ;

6. Soulage une formation professionnelle qui n’est plus financée à fonds perdus ;

7. Respecte les mêmes obligations, déontologie, discipline, compétence…

 

C’est ce projet de l’avocat en entreprise, quelle que soit sa dénomination, qu’il faut mettre en avant, comme l’ont accepté de nombreux pays mais pour cela, il faut dépasser les clivages et surmonter les peurs de ceux qui n’ont pas conscience que l’avenir s’écrira avec ou sans eux.

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 13:41

 

Général, absolu et illimité dans le temps ? je suis… je suis… le Secret Professionnel… Ah oui !

Réponse de champion que tous les avocats connaissent.

Oui mais voilà, depuis un temps certain, on l'attaque de toutes parts malgré la précision étymologique des mots qui le caractérisent.

En fait, il se pourrait qu'il soit à géométrie variable, et que selon les conditions, on puisse s'en exonérer.

On l'a écrit à l'envi, ce secret ce n'est pas le nôtre, celui des avocats qui souvent d'ailleurs souhaiteraient ne pas le partager, mais c'est celui du justiciable, du citoyen, de l'homme et de la femme qui souhaitent se confier.

Comme la démocratie qui se doit d'être partout et tout le temps, le secret professionnel de l'avocat ne peut faire l'objet d'aucune exception, sinon il n'existe simplement plus.

Il faut bien que ceux qui sapent inlassablement, et méthodiquement ce principe général qui devrait être constitutionnalisé depuis fort longtemps, comprennent ce qui est réellement en jeu.

Oui bien sûr, ils obtiendront, en le bafouant, quelques victoires minimes, mais à terme la source va se tarir…puisqu’elle n’existera plus.

Chacun doit pouvoir se confier, partager, et surtout rechercher les conseils d'un professionnel expérimenté et de confiance.

Je ne parle pas ici que de la matière pénale, mais surtout d'ailleurs, de tous les autres domaines dans lesquelles l'être humain nous confie ses peurs, ses doutes, et parfois aussi ses erreurs.

Nous, avocats, ne sommes pas là pour juger et ce serait une erreur fondamentale de croire le contraire.

La justice et la vérité ne peuvent en aucune façon nous intéresser lorsque nous savons, après l'avoir expérimenté quotidiennement, notamment dans les prétoires, que l'une et l'autre sont multiples et relatives.

L'avocat ne juge pas, il comprend, ou à tout le moins il essaie, et surtout, et c'est là qu'on touche le point essentiel :  il conseille.

S'il ne peut plus le faire, et soyons sûrs que nos clients sauront très vite qu'ils ne pourront plus se confier, vers qui ira la confidence ?

Le ministre du culte, le médecin, certes, dans leurs domaines, mais nul ne pourra remplacer l'avocat.

Plus vraisemblablement, le secret ne sera plus partagé, et le confident, qui n'aura pu le faire, restera avec ses doutes, ses peurs et ses interrogations.

Le pire sera alors à craindre, car ce sont des modèles de société que décrivent parfaitement les auteurs d'anticipation et que l'on a connus durant le XXe siècle : le totalitarisme, fasciste et communiste.

Une société qui se priverait d’un tel outil de paix sociale n'aurait strictement rien compris à son évolution et irait irrémédiablement à sa perte.

Il n'est pas trop tard ; il convient simplement d'en prendre conscience, plutôt que de se gargariser de victoires à la Pyrrhus, insignifiantes, même si désespérément médiatiques.

Le secret professionnel de l'avocat n'est pas une coutume, c'est la défense de notre civilisation, et pour cela il doit, d'une façon ou d'une autre, être sacralisé.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 10:27

International standards on ethics of lawyers.

It seems quite possible to agree internationally, and then define rules of professional ethics for all lawyers. In France, and at the end of a reflection based on customs and almost thousand-year-old practices, we were able to define essential principles confirmed by the law.

These allow us a disciplinary auto-regulation which only leads to make effective, real and alive these essential principles which guide the professional life of all the French lawyers.

They are among 16 to which is added another fundamental principle which is the professional secrecy.

The first one of them, and who moreover is called back in our oath, is the one of dignity.

Dignity relates first of all in the respect for oneself and in the one that we deserve of others, by our attitude.

We are talking here about restraint and about reserve even if, and it is the strength of the business ethics, these notions evolved over time.

We can quote, with amusement, that when the telephone was invented, it was forbidden for the lawyers to use it to contact their customers. Besides, not long ago, the lawyer was forced to receive exclusively his customers in his office and was forbidden to go into a company.

In the same way, and this has evolved very recently, solicitation from him was prohibited.

The most beautiful illustration of this necessary dignity is naturally the dress we solemnly wear in our judicial activities.

The second principle is that of consciousness.

We are talking about the moral and professional rigor which any lawyer has to show.

The lawyer has to be a man of consciousness and this one does not absolutely stop when he leaves his office or his work.

A lawyer who commits a penal breach outside of his business may be subject to disciplinary measures and thus be deprived of the exercise of his profession.

Once we took the oath, one is always lawyer and all the time.

Consciousness has to bring the lawyer to accept or refuse an affair.

Other major principle : independence.

The lawyer must be independent from any authority.

He should benefit from greater freedom in the exercise of his profession.

Here, it is about a material, moral and intellectual independence towards all. In particular, the lawyer is the master of his argumentation and advocacy elements he chooses to highlight.

This implies that both the collaborator as the lawyer practicing in the same structure including several colleagues, have to benefit from a total independence.

Probity, it is obviously honesty that joins the first principle of dignity.

But this is - there also - about a penal notion defined in the code of the same name: the breaches in the duty of probity.

By this we mean there: misappropriation of public funds, active or passive corruption, influence peddling, illegal taking of interest, theft or misappropriation of property.

Obviously this list is not exhaustive but illustrates the point.

The principle of humanity is essentially about the relations that lawyers have to maintain with their customers.

The lawyer is the legitimate confidant of his client which leads him to act as a counselor, in compliance with our ethical principles.

We'll talk about this point later when we get to the professional secrecy.

Most of the time or almost all of the time, the lawyer is faced with a client who has an issue or a problem.

He must show empathy, compassion and thus humanity. The lawyer does not judge and do not condemn, he understands.

Then afterwards he has to defend, by exempting himself from justice and truth, which are multiple and varied and also which are the judge’s business and not the lawyer’s.

Humanity is the last principle which encloses our oath. Then comes in the essential principles : that of the honor.

Honestly, and despite the praiseworthy efforts, but a little desperate by former masters of our business ethics, namely the presidents of the Bar Ader and Damien, but also, more recently, the one that we present as the new guardian of the temple, my friend Dominique Piau, we shall have enough difficulties defining it in an autonomous way.

Indeed, when speaking of honor, it automatically cross-reference two principle statements already expressed which are those of dignity and integrity.

There is some redundancy that is not necessarily foreign to our legal profession. Indeed, traditionally, we are taught that for an argument to be understood, we must announce that we will say it, we must say it ... and do not forget to remember that we said it ...

We find this light fault in the following principle which is that of loyalty. Indeed our ethical Bible defines it as a necessity of being faithful to its oath, and of obeying the rules of honor and integrity … The circle is completed.

However, on this essential principle, one can go further. Indeed loyalty is as well the rules of behavior that we are going to establish with all those who make up the judicial institution and more specifically our colleagues.

This is about the rules of succession of lawyers in an affair, respect for the contradictory which involves the communication of all documents in due course, and also respect for the confidentiality of correspondence.

In the French system, all correspondence between lawyers are by nature confidential except those who are struck by an official statement.

This rule is often reversed in other European countries.

Selflessness will not escape the rule of recurrence since we are talking about humanity and professionalism here.

But specifically, here we approach a subject that can be tricky, namely that of the remuneration of the lawyer's fee.

You surely know that in the early twentieth century, the fee was not requested by the lawyer but had to be a "spontaneous gift from the customer for its recognition ..." Things have changed now, our practices have changed, new fields were opened to the lawyer's activities, which is why we are 28,000 in Paris and 60,000 in France.

The rule remains that of the free determination of lawyer's fees even if, in case of litigation, they will be appreciated at first by the President of the Bar, depending on the reputation of the lawyer, the size of his office and the expenses of this one.

But also, and especially since recent months, the agreement fee between the lawyer and his customer, in a more and more consumerist approach of the law, has been made compulsory by the authorities.

We are here in a real transparency approach which, not only will facilitate the access to the law, but which besides will allow to define contractually the frame of the intervention of any lawyer.

I cannot resist the pleasure of telling you a story, from another century.

A client, of the best world, just came to consult a reputable lawyer to initiate her divorce proceedings.

The latter asked her a provision to cost on the fees, very consistent. In the week following the first appointment, the husband of the lady died what returns, naturally, the perspective of a rather little possible divorce proceedings.

The client requested an appointment with his lawyer, which merges into worldliness and condolences.

The woman, determined to recover part of the provision then contacted his lawyer.

"My dear sir, what about concerning the provision? ".

"Sufficient, Dear Madam, quite sufficient ".

We now turn to the principle of collegiality.

This is the relationships of the lawyer with his colleagues, his order and his President of the Bar. We thus find the notions of loyalty, honor and probity.

This is especially the rules of the relationship between colleagues, respecting a certain detachment from the interests of customers first; their rules are not ours.

Here we find the notions of the contradictory, the document transmission, confidentiality and professional secrecy.

Moreover, and as we teach our young future colleagues, it is appropriate to put ourselves in our colleague’s place to try to understand fellowship.

Would I accept the behavior I'm trying to adopt with my colleague ?

It's that simple.

We are now in the moderation principle that must be combined, between firstly a correction in particular at the Court hearing, and also a greater freedom of expression sometimes affecting immunity remarks.

But we must be aware that – as one of us said – a lawyer even though he is an officer of the court and therefore should endorse a facilitator role as to put "oil in the machinery", he must also be sometimes the one that put “sand in the engine. "

It is the interest of our profession, and strategies that we wish to adopt: collusion or rupture.

We approach now, which may seem very outmoded to our students, but what turns out to experience, a cardinal principle : namely delicacy.

This is a general behavior that should be adopted towards our colleagues and our customers.

The lawyer must avoid all conflicts of interest and thus keep a moral line that is also recalled by the honor, probity and moderation.

We remain a bit, and still in redundancy with the principle of courtesy.

As stated in our ethical bible quoting one of our dictionaries, this is "a refined politeness attitude in compliance with the tradition and good education, as well as wordly uses ..."

Honestly, courtesy is very similar to delicacy and this is a tricky question we sometimes ask to those who pass the examination of ethics before us.

What is the difference between courtesy and delicacy ?

Discussion is open. Let’s talk now about the four essential principles more specially oriented towards our customers and our professional activity.

First we will talk about the competency.

The lawyer should intervene in matters where he acquired some skills.

It is suitable for him not to rest on its professional civil liability. If he is not competent in one area, the lawyer must refrain from committing.

Devotion. This is a real obligation towards his customer.

The lawyer must fulfill the mission of defense which he accepted with seriousness and availability. Diligence.

The lawyer needs to show availability and attentive care to the defense of his client. He must perform the necessary proceedings and inform his client.

The lawyer must be present next to his client at all times.

The last essential principle listed in our ethical rules and not the least, is that of caution.

The lawyer must always act with caution, being able to refuse a case if he is not competent or able to defend his customer with professionalism.

But this caution should also move towards his client, and this is the obligations of its duty of council.

The lawyer should advise moderation and caution to his client, and warn him on the risks of a trial.

He must give a careful and objective interpretation of texts and jurisprudence.

In general, the French man is not simple, it just has to see the complexity of our language, and we do more analysis than synthesis.

I think we can summarize these principles of conduct and ethics of lawyers into three categories.

The first is the moral obligations of the lawyer and thus : dignity, conscience, honesty, honor, loyalty, and collegiality.

The second category would be the behavioral obligations of the lawyer,

in which we could find : independence, humanity, selflessness, moderation, delicacy, and courtesy.

Finally, the third great category would be the professional obligations, with: competence, dedication, diligence and prudence.

At these great fundamentals adds a key principle, and that is the essence of our profession, namely professional secrecy.

In France, the basic principle is that of professional secrecy, the one that governs the relationship of the lawyer and his customer.

We may be a bit too far, but finally not that much, from the English Legal Privilege that is more interested in the acts covered by professional secrecy than relations between people.

Etymologically speaking, professional secrecy is general, absolute and unlimited in time, which leaves very little leeway with these concepts.

Nevertheless, for some time, it is been attacked from all sides by France.

In fact, according to the authorities and judges, it might be variable geometry, and depending on conditions, you can get exempt from it.

Yet, this secret it is not ours, that of the lawyer that often would like not to share it, but this is the one of the citizen, the man or the woman who wish to share it.

Everyone should be able to share a secret and get the help or advice of an experienced and trusty professional.

If he cannot do it anymore, and be sure that our customers will know very quickly that they can not confide, to whom will go their confidence?

The member of a religious order, the doctor, of course, in their fields, but no one can replace the lawyer. More likely, the secret will not be shared, and the one that won’t be able to share it will remain with his doubts, fears and questions.

The worst will be feared because they are corporate models that were perfectly described by the anticipation authors, and which were known during the twentieth century as totalitarianism models.

A society which would go without such a tool of social peace would strictly have understood nothing in its evolution and would go irreparably to its loss.

The professional secrecy of the lawyer is not a habit, it is the defense of our civilization, and it must, one way or another, be made sacred.
 

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 08:02
Coupe de France de Squash des Juristes

Ce sera les 1, 2 e 3 Juillet sur les courts de Squash du Stade Français.

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 08:54
Crocs en Stock

Ce qui surprend, lorsqu'on arrive dans les refuges suisses, que là-bas on appelle des cabanes, c'est la profusion de CROCS, vous savez ces chaussures en plastique mou qui partagent avec la charentaise ces deux caractéristiques, que l'on n'est pas si mal que cela dedans, mais qu’en aucune façon on envisage de sortir avec.

Il y en a des noires, des vertes, des roses et des jaunes et tout ceci donne à l'allure des occupants éphémères de ces cabanes, un petit côté hôpital sans le caractère aseptisé, vous comprendrez pourquoi après plusieurs heures d'efforts, sous le soleil ou dans la neige.

À l'heure où la seconde équipe tente de rallier Zermatt depuis Chamonix c'est ce qu'a rencontré la première cordée de 19 participants un peu frustrés, du fait des conditions météorologiques, de n'avoir pu toucher le Graal aperçu cependant, à savoir Zermatt, et avoir été contraint d'arrêter le périple dans la vallée d’avant, à Arolla.

Néanmoins, que de souvenirs, que d'expériences humaines et de solidarité nous avons vécues pendant ces cinq jours entre 2700 et 3800 m. Le point d'orgue fut la journée, radieuse et magique, du jeudi pendant laquelle nous avons atteint notre sommet : Le Pigne d’Arolla.

Il y avait parmi nous des gens très expérimentés, d'autres beaucoup moins, et enfin certains pour lesquelles c'était la deuxième ou troisième sortie en peaux de phoque, et tous, nous avons atteint le but.

Nous voici définitivement soudés par cette expérience hors du commun, qui fait paraître nos journées professionnelles habituelles, pourtant diablement passionnantes, comme un peu ternes et tristes.

Nous repartirons l'année prochaine avec encore plus de destinations proposées à ceux qui voudront nous suivre.

Puis, en octobre 2017, nous monterons une opération humanitaire et sportive au Kilimandjaro… Avis aux amateurs…

Je voudrais remercier tous nos camarades d’expédition pour leur abnégation, leur solidarité et surtout leur indéfectible joie de vivre.

Plus encore, il convient de féliciter nos quatre guides de haute montagne qui ont eu la lourde tâche de nous nurser pour que, tous ensemble, nous réussissions.

Enfin, que dire de l’inépuisable énergie d’Alain Cuisance qui a organisé ces deux expéditions permettant au président de l'association « Chamonix Zermatt 2014 » que je suis, et qui n'a pas fait grand-chose, d’en tirer des lauriers immérités.

Alain, c'est celui qui aujourd'hui, dans la vie réelle, dirige notre centrale d'achat, Praeferentia, que nous aurions tous intérêt à voir grandir et prospérer pour le bien de tous.

Comme chaque année, nous reverserons le surplus des fonds levés grâce à tous nos partenaires, au « Barreau de Paris Solidarité » car nous ne pouvons concevoir d'aventures que solidaires et profitant à ceux qui en ont besoin.

Vous qui avez envie de vivre une aventure passionnante, rejoignez-nous, car comme on le dit en montagne, « A chacun son Everest »… Et Chamonix Zermatt pour tous les autres !

Puisqu'il semble que cela soit la saison, je voudrais vous annoncer ma candidature au Bâtonnat.

J'espère pouvoir me présenter en décembre 2022, pour un bâtonnat qui commencerait en 2024, année olympique pendant laquelle Paris organisera, j'en suis sûr, des jeux magnifiques.

Nous aurons ainsi, mais que le chemin est beau, l'occasion d'en reparler.

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 07:27
Chamonix Zermatt. Squash au Palais.

Chamonix Zermatt, et Squash au Palais.

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 15:28
Nos concurrents sont à la marge.

Gazette du palais : lext.so/-tMgSy

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 15:21

Un peu comme une certaine forme d’alignement des planètes…

Gazette du palais : lext.so/-tMgSy

En astronomie, l'alignement des planètes du système solaire, relève du mythe.

D'aucuns prétendent qu'il a déjà eu lieu, d'autres qu’il interviendra dans plusieurs millions d'années, enfin, la plupart, jamais, quoi qu'il en soit, ce n'est pas gagné.

Pour notre profession d'avocat, ce devrait être plus simple car ils ne sont que trois.

Le seul problème, c'est que, comme dans notre système solaire, les astres ne sont pas de taille égale.

D'aucuns prétendent qu'ils ont parfois été en phase, d'aucuns assurent qu'ils le seront peut-être un jour, gageons qu’ils le seront pour ces deux prochaines années cruciales pour l'avenir de notre profession : 2016 et 2017.

Il n’est plus vraiment le temps de tergiverser, car nous sommes attaqués de toutes parts, et la plus mauvaise solution, l’histoire se charge de nous le rappeler, est le repli sur soi-même.

Nous sommes un peu dans la situation des horlogers suisses des années 70, avec leur monopole qu'ils pensaient inattaquable, se gardant à droite et à gauche de leurs supputés concurrents, et n'ayant pas l'esprit assez ouvert pour accepter l'innovation et le changement.

C'est pourquoi, ils envoyèrent paître l'inventeur du mouvement à quartz qui alla donc le proposer aux fabricants japonais.

Dix ans après l'horlogerie Suisse n'existait quasiment plus.

Changement de paradigmes donc, que ceux qui étaient en place n'avaient jamais, même, imaginé. Ne nous leurrons, et soyons lucides, notre profession d'avocat est exactement dans la même situation.

Ceux qui vont essayer de nous croquer, ce ne sont pas nos concurrents identifiés et avec lesquels nous ferions bien mieux de nous associer : les experts-comptables grâce à l'interprofessionnalité et les juristes, ceux qui ont été, pour leur grande majorité au cours de leurs carrières, d'ores et déjà Avocat.

Si nous ne réformons pas notre déontologie parfois désuète, si nous n’ouvrons pas nos esprits et nos rangs à ceux qui pourront rejoindre la seule grande profession du droit à savoir celle d'AVOCAT, dans 10 ans nous n'existerons peut-être plus vraiment.

Nous sommes, pour la plupart de nos activités, dans un marché ouvert qui fait déjà l'objet de coups de boutoirs que nous semblons minimiser.

Nos véritables concurrents sont ceux qui sont à la marge, à nos frontières, et où, comme l’empire romain vieillissant, nous croyons pouvoir les y laisser.

Comme d'ailleurs nous ne prêtons qu'assez peu d'importance au digital et à l'intelligence artificielle.

Il faut arrêter de nous dire que l'intelligence artificielle ne pourra jamais dépasser l'homme et sa finesse d'analyse, notamment dans le domaine de la consultation juridique.

Depuis que Deep Blue a écrasé le champion du monde d’échec, puis récemment, Deep Mind celui du jeu de GO réputé trop intuitif pour une machine, pour ma part, je ne me fais plus vraiment d'illusions.

Cette IA, dont certains nous disent déjà qu’elle dépassera l'intelligence humaine dès 2020, nous ne pouvons bien évidemment pas la contrecarrer mais il faut l'accompagner et, comme nous l'avons fait dans le passé, tant notre profession est réactive, nous y adapter.

La deuxième difficulté majeure, c'est la pérennisation et la patrimonialité de nos structures.

Notre modèle entrepreneurial, notre système de fonctionnement, basé sur le contrat de collaboration libéral qui paupérise les jeunes entrants dans notre profession, et sur nos 60 à 70 heures de travail hebdomadaire, le sourire en façade pour nos clients, et la peur aux ventres pour tous les autres, ne pourra pas durer très longtemps, sauf là encore à se voir absorber par ceux qui font différemment, mieux, et surtout plus intelligemment.

Alors pour en revenir à notre gouvernance, qu’on ne parle plus vraiment de réformer, ce qui est une bonne chose tant il serait plutôt souhaitable d'essayer de faire fonctionner avant, ce qui existe, il semble bien que ceux qui sont aux manettes aujourd'hui, et pour les deux prochaines années ont conscience de cette urgence, et des indispensables réformes que nous devrons nous-mêmes mettre en œuvre… sinon on le fera pour nous…

Qui n'avance pas recule, alors ne parlons même pas de ceux qui repartent en arrière…

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Published by Xavier Chiloux
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Notes et Anecdotes

     
"Lorsqu'un juge adopte une solution, c'est bien souvent que la décision inverse lui paraît impossible à rédiger, pas davantage..." François SUREAU: "Le Chemin des Morts"

 

D'un salarié licencié: "Maitre j'ai bien envie de leur mettre un coup de fusil dans les rotules, croyez vous que cela pourra m'handicaper au Prud'hommes..."
"Non, Monsieur, je ne le crois pas, j'en suis sûr."   
   
Citation d'Emile Pollak : Personnellement, je n'ai jamais perdu de procès, mes clients parfois... peut être...

 

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