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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 14:57
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Published by CHILOUX XAVIER
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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 14:50

Dieu sait que je vous ai toujours défendu, à tout le moins sur le plan formel, et on me l'a reproché, souvent.

Naguère, votre verbe était haut, fort et précis.

Il servait un fond, que je ne partageais pas la plupart du temps, mais qui avait le mérite d'exister.

Vous avez décidé lors de notre rentrée solennelle du barreau de Paris de ne pas faire dans le lyrisme.

La Callas décidait d’interpréter du Michel Sardou.

C'était un choix acceptable, surtout s'il y avait un message derrière. Peut-être celui de l'espoir, de la conquête de l'avenir...

Tel n'as pas été le cas, Madame, et c'est ceux d'entre nous, qui ont peur, souvent de manière irraisonnée, que nous entendons néanmoins, qui vous ont applaudis.

Était-ce vraiment votre rôle que de contribuer, de manière approximative ce qui ne vous ressemble pas d'habitude, à cette réaction ?

Pourquoi cette guerre, que nous avons ressentie, avec votre collègue de Bercy, qui lui comme je l'ai déjà écrit nous a parler de conquête et d'avenir?

N'êtes-vous pas dans le même gouvernement ? Madame, je partage avec certains le raisonnement qu'on ne tire pas sur une ambulance en panne mais qu'on la répare.

Oui, nous sommes en panne, et partout dans le judiciaire.

Il n'y a plus de moyens financiers, et les moyens humains tendent à disparaître.

Très peu de juristes veulent maintenant devenir magistrats, les peintures s'écaillent dans les salles d'audience et les bureaux, il n'y a plus de papier pour imprimer les décisions, et de toute façon plus d'enveloppe pour les envoyer.

Le seul tribunal de France qui n'adresse pas les jugements aux avocats, qui pourtant, mais peut être beaucoup ne savent pas ce que cela veut dire, représentent leurs clients est l'un des plus grands, le prudhomme de Paris, simplement parce que l'on n’a pas les moyens de le faire.

Nous en sommes, et cela se dégrade de jour en jour, à un délai minimal de 33 mois à la section encadrement du prud'homme de Nanterre et à 35 mois aux chambres sociales de la cour d'appel de Paris...

Vous connaissez l'article 6.1 de la convention des droits de l'homme.

Devons-nous, comme dans certains barreaux circulariser les assignations conte l'agent judiciaire de l'état ?

Dans ce domaine, après plusieurs mois de concertation et deux rapports, vos solutions seraient le renforcement de la position du défenseur syndical et la formation des conseillers prud'homaux...est-ce bien raisonnable ?

Alors que nous avez-vous dit ce vendredi 12 Décembre 2014 ?

Vous nous avez entretenus de votre justice du 21ème siècle qui se veut plus proche des citoyens.

Nous sommes pour, mais qu'elles sont les propositions concrètes ?

Portalis : le nouveau système informatique, la médiation, ou la réforme du droit des obligations, oui bien sûr.

La grande loi sur le secret professionnel n'est pas une priorité semble-t-il et on recherche un "véhicule parlementaire", pas une ambulance espère-t-on.

L’aide juridictionnelle maintenant, ce sont toujours les mêmes chiffres, toujours aussi peu d'ingénierie fiscale, comptable, et financière, et toujours aussi peu de solution alors que beaucoup de nos confrères n'en peuvent mais.

Enfin, le sujet : l'avocat en entreprise. Celui qui fâche et qui entretient les peurs. Vous ne les avez pas calmées, vous les avez entretenues.

Est-ce vraiment un conflit Paris/Province, judiciaire/juridique comme vous nous l'avez dit ?

Je ne le crois pas.

Je suis essentiellement judiciaire, je travaille seul, je suis né en province et pourtant comme beaucoup de mes confrères, moi j'y crois.

C'est un choix philosophique, proactif, celui de la conquête, du risque peut-être, mais de l'avenir.

Pourquoi, vous Madame, n'êtes-vous pas de ce côté ?

Pourquoi nous faire croire qu'il y aurait un risque systémique et qu'on ne pourrait pas identifier l'avocat en entreprise alors que c'est tout simple: il serait salarié.

Aujourd'hui de la fusion d’il y a 20 ans il reste 300 avocats salariés qui n'ont déjà pas de clientèle personnelle et qui ne plaident quasiment pas.

Madame, vous avez cité in fine, une de vos phrases préférées: " la nécessité appelle la volonté " .

Madame avec l'immense admiration et le respect que j'ai pour votre courage, nous ne sommes plus dans la nécessité en ce jour, mais dans l'urgence.

Alors revenez parmi nous et agissez...

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 11:39
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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 11:26

L'université d'hiver organisée pour la première fois par le barreau de Paris, se tient en ce moment à la Mutualité.

Je n'avais pas forcément très bien saisi le concept et, comme d'autres confrères, j'avais peut-être cru à un Campus Bis.

Et bien, pas du tout puisqu'il s'agit en fait de convier des personnes pour la plupart extérieures à la profession, pour nous entretenir de thématiques littéraires voire philosophiques.

Le thème principal cette année est : CONQUERIR.

Je n'ai pas pu assister à tout, notre quotidien judiciaire et juridique nous imposant quelques contraintes, mais je vous propose néanmoins une visite en trois temps avant le quatrième de cet après-midi qui verra la garde des sceaux s'exprimer lors de la rentrée solennelle.

Premier temps donc, l'ouverture avec le fantastique philosophe Raphaël Enthoven, la présidente exécutive d'Havas, Mercedes Erra, notre confrère et ministre Georges Kiejman et, enfin et hélas, car il a fait indiquer la veille à 3 heures du matin que c’était trop tôt pour lui (9:30), Fabrice Luchini.

Cela m'a un peu fait penser à l'adage bien connu : « L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt » qui de plus en plus, dans notre société, est remplacé par : « L'avenir appartient à ceux qui se lèvent… »

Le Philosophe a commencé très fort en nous rappelant les préceptes de Montaigne qui rappellent que dans un bon et un vrai débat, c'est lorsque l'on reconnaît qu'on a tort, qu'on en sort grandi…

Étrange analogie avec notre profession et peut-être un peu difficile à expliquer à nos clients.

Mais il nous a aussi rappelé que si l'on veut convaincre il faut connaître et entendre les arguments de l'autre et là, cela nous parle beaucoup plus dans notre pratique professionnelle.

Il a souligné que la plupart du temps dans la vie on décide avant de délibérer et que ce n'est qu’après qu'on cherche, et trouve, des arguments pour justifier la prise de décision préalable, et là de toute évidence cela nous interpelle par rapport à certaines pratiques de magistrats.

Notre Confrère, éternel séducteur n'a pas manqué de nous entretenir de l'auto séduction et de finir par une pirouette : séduire oui bien sûr mais pourquoi convaincre en fait…

Lui aussi nous a expliqué pourquoi la parole de plus en plus est bannie des prétoires. Non seulement il faut être bref mais encore les magistrats ne veulent pas nous entendre car ils ont déjà préjugé et décidé avant…

Je finirai, n'y voyez pas un quelconque machisme, par la Publicitaire car elle a éclairé la fin de cette première conférence.

Elle nous a indiqué qu'il fallait entendre les mécanismes, notamment dans sa pratique professionnelle, de séduction et de conviction en deux temps.

Lorsqu'elle souhaite séduire et donc gagner un marché elle s’est aperçue que si elle mettait en avant ses convictions elle perdait…

À ce moment-là, il faut séduire et donc adresser à l'autre un discours que non seulement il attend, mais encore qu'il souhaite et qu'il espère.

Ce n'est qu'après, lorsque l'on a séduit et que le marché est remporté qu'on peut enfin faire valoir ce que l’on croit vraiment et la… Convaincre.

Deuxième temps. Ce fut dans la soirée, la conférence Berryer avec son invité attendu ancien premier secrétaire de la conférence, Arnaud Montebourg.

La salle était chauffée à blanc, et les spectateurs debouts ou assis par terre, s'empilaient en fait. Si le premier candidat hélas pour lui a été indéniablement médiocre, les secrétaires de la conférence ont relevé le niveau par leurs critiques, et quelques effets bien sentis permettant l'adhésion d'une salle conquise… Puisqu'elle avait été séduite…

Arnaud Montebourg, de toute évidence est en campagne et nous a entretenu des bienfaits, dont on se fiche un peu, de la formation à l'Insead, et de sa vision assez dogmatique, que là encore on est pas obligé de partager, de la nécessité de réformer notre pays.

Troisième temps. Ce matin, le ministre de l'économie, Emmanuel Macron, a été accueilli par une salle partagée entre les applaudissements et la contestation.

C'est étonnant, car à l'issue de son discours brillant, clair, précis et bref on entendait plus que des acclamations.

Pourquoi ?

Le propos fut brillant, technique mais aussi intelligent et philosophique.

Dans la vie il nous a rappelé que selon philosophe bien connu, il y a les Pénélope et des Ulysse.

Conquérir, signifie prendre des risques et abandonner, sans gage aucun que cela fonctionne, certains acquis.

Ce qui surprotège n'est pas forcément ce qui est bon, et le monde étant en train de changer, si notre pays ne retrouve pas cet esprit de conquête dans 10 ans il n'existera plus.

Alors certes, son projet de loi est sûrement perfectible mais ce qu'il a essayé de faire passer, c’est cet esprit de conquête et de réforme.

Il convient de déverrouiller une société qui se sclérose car sinon selon lui les corporatismes vont nous dévorer.

Alors oui tout le monde veut réformer mais pas chez lui.

Les annonces techniques concernant notre profession et dont je vous avais déjà parlé il les a renouvelés.

Le projet de loi prévoit que l'avocat en entreprise ne pourrait pas plaider, de quelque façon que ce soit, devant aucune juridiction, et ne pourrait avoir de clientèle personnelle.

Concernant les capitaux dans les structures d'exercice ils seraient ouverts non seulement aux professionnels du droit mais aussi du chiffre sans excéder 33 %.

Enfin la piste que la Carpa soit l'organisme financier qui recueillerait toutes les indemnités versées à l'occasion des actions de groupe est clairement envisagée. .

Quant à la réforme de la procédure prud'homale vous vous en doutez je n'ai pas été convaincu.

Si le constat est exact, puisqu'il ressort de plusieurs rapports déposés dans ces derniers mois, à savoir que cela ne fonctionne pas, que le bureau de conciliation est un échec, qu'il y a deux tiers d'appel avec un nombre invraisemblable de réformation, les solutions fort peu audacieuses prévues me semblent dérisoires.

Renforcer la conciliation sans prévoir les moyens en temps et en formation me semble totalement illusoire.

Renforcer le statut du représentant syndical présent de façon anecdotique dans certains dossiers, et surtout dans certaines branches ou matières me semble totalement inintéressant et anecdotique.

Envisager une représentation obligatoire par avocat, en appel enfin, ne pourra jamais être accepté par les syndicats et là encore ce n'est pas le sujet qui est traité depuis de nombreux mois.

Il ne reste plus attendre ce qu'en pense la garde des sceaux, Christiane Taubira qui intervient cet après midi et dont je vous entretiendrai très prochainement.

Je veux bien tout, mais indéniablement en moins de 24 heures accueillir Arnaud Montebourg, Emmanuel Macron et Christiane Taubira ça ne manque pas de gueule, non…

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 07:02
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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 09:07

Mon cher confrère.

Vous m'interpellez, dans une lettre que je reproduis sur mon blog, me reprochant l’exercice de mon mandat au conseil de l'ordre qui se termine et qui selon vous m’aurait perverti.

Vous avez raison, je l'avais dit il y a maintenant trois ans dans ma profession de foi, je dois des comptes à tous les électeurs et si je voulais le faire au début de l'année prochaine vous me permettez ainsi d'anticiper, partiellement, ma reddition des comptes.

Juste d'abord quelques informations pour vous.

J'étais avant mon mandat et je suis toujours à ce jour, un avocat essentiellement judiciaire, travaillant seul avec une secrétaire à mi-temps dans une dominante en droit social qui m'amène à fréquenter, comme vous le savez, les conseils des prud'hommes et les chambres sociales de la cour.

J'ai appris beaucoup pendant ces trois ans et je n’en regrette pas une seule seconde, sur les hommes, les idées, les confrères et l'avenir de notre profession.

J'ai aussi perdu, ou gagné, 2 h de sommeil quotidien en moins étant dorénavant à 7h00 à mon cabinet car sinon, je ne vois pas très bien comment je m'en serais sorti.

Les 1500 heures sur trois ans, bénévoles, sans indemnisation des frais de quelque façon que ce soit, sans compensation aucune, pendant les heures ouvrables, facturables mais non facturées, comme la grande majorité des autres membres du conseil de l'ordre, je les ai faites je n'en regrette aucune.

Les décorations, je n'en ai aucune, cela m'intéresse assez peu sauf l'occasion de réunir autour de moi mes amis, mais comme j'ai indiqué solennellement que je ne les porterai jamais, le cas échéant, sur ma robe, je crains que l'occurrence s'éloigne de plus en plus.

Mes prises de position écrites, sur mon blog, qui sont toujours consultables à ce jour, et dont je renie rien, n'ont pas facilité forcément ma vie professionnelle pendant ces trois ans et je n'ai par exemple effectué aucune mission à l'étranger en qualité de membre du conseil de l'ordre, celles que j'avais sollicitées m'ayant été refusées.

Bien que délégué du bâtonnier aux juridictions sociales pendant trois ans, j'ai été à la demande d’un président de conseil des prud'hommes exclu de certaines réunions car j'avais osé écrire qu'un seul mot n'avait pas été prononcé pendant une rentrée solennelle du conseil des prud'hommes en question à savoir celui… d'Avocat…

J'ai essayé, comme le colibri de l'histoire, avec humilité car d'autres sont venus avant, et arriveront après moi, de faire ma part.

Notamment, dès novembre 2011, j'écrivais que j'étais favorable à l'avocat en entreprise mais qu'il convenait de réfléchir à son intégration dans notre caisse de retraite.

Je vous ai entretenu encore en qualité d'administrateur de la CNBF, sur la nécessité et la légitimité de la réforme que nous avons conduit pendant plusieurs années et qui se mettra en place à compter du 1er janvier 2015.

J'ai commenté, en ce qui concerne la procédure prud'homale les rapports Marshall et Lacabarats pour lequel j'ai été auditionné.

J'ai rencontré le garde des sceaux qui est une femme exceptionnelle dans la prise de parole et courageuse, mais dont les réformes dogmatiques notamment sur ces sujets n'aboutissent à rien et ne font pas avancer le problème.

Quel peut bien être la justification du renforcement de la position du défenseur syndical, totalement anecdotique dans les problématiques d’aujourd’hui ?

Je me suis élevé contre la violation du secret professionnel qui n'est pas négociable, de par les textes, il est : Général, Absolu, et Illimité dans le temps.

Je me suis interrogé sur le fonctionnement de nos institutions que ce soit au conseil national des barreaux ou quant à la démocratie au sein du conseil de l'ordre.

Je me suis rendu avec 150 avocats parisiens sur 26.000, à mes frais, mais n'est-ce pas trop trivial de le rappeler, à la convention nationale des avocats de Montpellier témoignant ainsi ma solidarité avec les combats des avocats de France.

Enfin, et on me l'a reproché, je me suis engagé personnellement il y a quelque semaines pour une candidate indépendante au conseil de l'ordre qui, dans la liste des élus au premier tour a été sortie au second victime des errements informatiques pour ne citer que ceux-là.

Je n'en tire aucune gloire.

Ce sont mes positions, je les ai exprimés, je les revendique et les assume, elles restent consultables, sur mon Blog, aujourd'hui comme demain.

Maintenant, vous me reprochez selon vos propos, mon soutien aux lois Macron et aux syndicats.

Le jour n'est pas arrivé où je soutiendrai quelque syndicat que ce soit même si je reconnais, et je l'ai écrit, leur utilité et leur place dans notre débat démocratique et dans nos prises de décision.

Pas plus, je ne soutiens quelques lois que ce soit.

Cependant, je ne manifesterai pas le 10 décembre 2014, et je ne ferai pas grève.

Premièrement, mais cela ne concerne peut-être que moi, parce que je ne pense pas que notre robe, celle qui assure notre indépendance et la solennité des audiences, se doit être portée dans la rue.

En second lieu, je n'ai aucune envie de manifester auprès de ceux qui ont été à l'initiative de ce mouvement, à savoir les notaires, qui à longueur de temps souhaitent récupérer nos attributions, et dont les problématiques n'ont strictement rien à voir avec les nôtres.

Pas plus je n’ai très envie, de défiler à côté des greffiers des tribunaux de commerce dont la rémunération moyenne mensuelle selon les journaux s'élève à 31 700 €.

Ceux qui pensent, à tort bien évidemment, que nous sommes une profession de nantis et de privilégiés n'auront aucune difficulté à faire l'amalgame.

Veuillez m'excuser, mais je trouve cela ni décent, ni digne.

Maintenant et au fond.

Le projet d'avocat en entreprise sur lequel, grâce à une action de lobbying inédite nous contribuons à chaque instant, serait aujourd'hui comme je l'ai dit aux jeunes avocats que j'ai accueillis il y a quelques jours après leur prestation de serment, un avocat non judiciaire, ne pouvant pas plaider pour son employeur, et ne pouvant disposer de clientèle personnelle. J'ai toujours revendiqué, et je l'ai professé avant mon élection, que la profession soit proactive et non par réactionnaire.

À l'instar de ce qui se passe dans de nombreux pays européens, je reste persuadé que l'avocat a sa place en entreprise, suivant certaines modalités d'exercices, et c'est cela qui assurera le développement de notre grande profession et, contrairement, à ce que vous pensez, permettra aux avocats judiciaires et de contentieux dont je fais partie de continuer à exercer et à développer leur clientèle.

C’est le pari que je fais avec certains pour notre profession et que je vais continuer à mon humble niveau à essayer de défendre et de promouvoir pendant encore quelques années.

Sur la méthode maintenant.

Si bien évidemment, le recours aux ordonnances est peu démocratique et répréhensible, il ne s'agit cependant, et il faut que vous le sachiez, que d’une conséquence.

Conséquence d'une absence de concertation depuis plus de trois ans avec notre profession qui ne cesse de façon désordonnée de dire NON à toute évolution, à tout projet et à toute perspective d'avenir.

Ce n'est pas ce que je veux, pour ma fille qui a prêté serment il y a un an et pour mon fils qui rentrera bientôt, je l'espère, à l'école de formation du barreau.

Oserai-je vous dire : n'ayez pas peur et discutons en ?

Enfin, et pour en terminer avec la présente bien trop longue peut-être mais c'est aussi un peu de votre faute, je voudrais en finir avec une certaine forme de populisme.

Ceux d'entre nous, aujourd'hui lancés dans des mandats de six ans au conseil de l'ordre, et qui n'ont pas voté, ce qui est leur droit, dans le sens du conseil de l'ordre sur ce sujet, votent ou s'abstiennent systématiquement sur tous les sujets mis à l'ordre du jour du conseil de l'ordre.

Ils sont présents à nos séances du conseil de l'ordre du mardi au cours desquelles la parole leur est donnée sans restriction, et de façon inversement proportionnelle à leur représentativité, et puis cela s'arrête là.

Ils ne participent à aucune commission, ils n'effectuent aucun travail administratif, ordinal ou disciplinaire pour l'ordre.

Le travail qu’ils ne font pas est bien sûr assumé par les autres car les 1500 heures dont je vous parlais sont incontournables et doivent être réparties d'une façon ou d'une autre.

Alors évidemment, ça s'agite un peu pendant les élections mais avant et durant l'année…

Allez sur les sites, ce que je fais régulièrement car parfois la parole est intelligente et la plume est habile, et vous constaterez notamment une vacance cette année de plus de six mois dans les propos.

Voilà mon cher confrère ce que je voulais répondre à votre courriel et vous dire, comme le disait mon père et dont j'ai déjà fait mention dans un précédent propos : « Le seul espace à ta mesure est l'attente de celui qui t'ignore. »

Je suis, et je serai toujours à votre disposition pour en discuter avec vous et tous ceux qui le souhaiteraient en toute transparence, avec courtoisie et délicatesse.

Votre bien cordialement dévoué.

Mon Cher Confrère,

Je vous croise régulièrement au sein des juridictions prud’homales et, sans trahir le secret des votes, j’ai toujours motivé certains de mes Confrères pour vous accorder nos suffrages durant vos différentes campagnes. Ayant pu assister à plusieurs reprises à certaines de vos interventions (notamment à l’époque des petits déjeuners organisés par l’Ordre dans différents arrondissements), j’ai pu apprécier votre écoute et votre compréhension des problématiques qui touchent notre profession. Aujourd’hui, je prends connaissance avec effarement d’un message de notre Ordre précisant que le Conseil aurait voté à l’unanimité (moins 4 voix) l’opposition avec le reste de la profession « provinciale », le soutien aux lois Macron, et l’annonce que le syndicat ACE, notamment, serait le meilleur représentant des avocats parisiens. Aucune voix ne se lève au sein du Conseil alors que certaines réformes conduiront à la perte de petits cabinets travaillant pour des entreprises. Nous allons devenir une simple ligne de coût qui sera avalée par les N.A.S.E. nouvellement créés. Nous serons relégués, dans un premier temps, à la simple plaidoirie, alors que, vous le savez mieux que quiconque, le conseil nourrit le contentieux. Le deuxième temps nous obligera à devenir nous aussi des N.A.S.E.. J’ignore si le Conseil de l’Ordre change les hommes, mais il a eu raison de certaines de mes convictions. Je tenais à vous en faire part au regard du niveau de ma déception. Je vous prie de me croire, Votre bien dévoué Confrère.

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 09:59

Puisqu'il s'agit d'une note confidentielle, je la diffuse immédiatement, je l'assume et je le revendique.

Cela évitera que dès qu'elle sera transmise confidentiellement à certains qu’elle surgisse par hasard, et immédiatement sur les réseaux sociaux ou publiée par quelques journalistes.

Cela évitera aussi, peut-être et sûrement, que le prochain conseil de l'ordre de Paris ne soit interrompu, puis suspendu du fait de telles méthodes de diffusion non autorisées.

La note en question est celle qui a été remise à l'actuaire dont la nomination a été votée à une voix de majorité il y a plusieurs mois par le conseil de l'ordre de Paris et dont je vous ai déjà entretenus.

Vous la trouverez grâce au lien susmentionné et je vous extrais le tableau de synthèse dans le corps de la présente.

Les chiffres et les couleurs parlent d'eux-mêmes à partir de 2019 le régime est en déficit en ce qui concerne le résultat technique, à savoir qu'il devra verser plus de droit que de cotisations rentrantes.

C'est pourquoi, les près de 150 avocats élus au suffrage universel composant l'assemblée générale de la CNBF ont voté après une concertation de plusieurs mois auprès de tous les organes dirigeants de la profession, et à l'unanimité, une réforme qui s'étalera sur 15 ans et dont, là encore, je vous ai déjà entretenus.

Les mesures qui ont été préconisées, relèvent du choix ce qui implique que d'autres étaient possibles.

Néanmoins il s’agit là de toute évidence d’une décision politique assumée par les 150 élus de la caisse, cautionnée par notre organe de tutelle, et publiée au journal officiel.

Il n'y a donc pas lieu d'y revenir, ou à tout le moins pas tout de suite et seulement dans le cadre démocratique de la prise de décision au sein de la CNBF.

L'actuaire mandaté et payé par le conseil de l'ordre des avocats de Paris à la demande de l’UJA nous dira peut-être, ou peut-être pas, quel autre choix aurait pu être proposé. Personnellement j'attends avec « curiosité » ses conclusions...

Néanmoins, même si cela ne change rien, même si cela a coûté une somme non négligeable supérieure à 10 000 € et qui aurait pu être évitée, il n'en reste pas moins, que la demande de quelque cotisant que ce soit, et au surplus d'une réunion de certains, de solliciter que les documents ayant prévalus à la prise de décision leur soient transmis était légitime.

C'est comme cela que doit fonctionner toute prise de décision démocratique et ne pas laisser supposer à quelque instant une opacité qui n'existe pas.

Il serait temps maintenant, de passer à autre chose, et personnellement c'est bien ce que je vais faire.

 

 

Encore des chiffres: Suite et fin : Cnbf
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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 14:27
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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 16:45
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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 09:00
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Notes et Anecdotes

     
"Lorsqu'un juge adopte une solution, c'est bien souvent que la décision inverse lui paraît impossible à rédiger, pas davantage..." François SUREAU: "Le Chemin des Morts"

 

D'un salarié licencié: "Maitre j'ai bien envie de leur mettre un coup de fusil dans les rotules, croyez vous que cela pourra m'handicaper au Prud'hommes..."
"Non, Monsieur, je ne le crois pas, j'en suis sûr."   
   
Citation d'Emile Pollak : Personnellement, je n'ai jamais perdu de procès, mes clients parfois... peut être...

 

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