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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:48

  

 

K.I.S…

 

Quel plaisir cela fut, à l'initiative de Karine Mignon Louvet qui organisait  avec succès le 20 Mars 2014, la deuxième journée du bonheur des avocats, que d'animer un atelier sur l'adrénaline avec des intervenants d'une telle qualité.

Je partage avec vous quelques petites anecdotes de cette matinée.

Le champion du monde et surtout champion olympique de ski, Edgar Grospiron, nous a rappelé que tout cela n'arrivait pas par hasard et que, pour les 30 secondes de la descente olympique d'Albertville en 1992 il avait, dans les trois années qui précédaient,  dévalé à l’entrainement… 20 000 pistes…

La sérénité qu'il affichait ce jour où tout le monde l’attendait, était couplée à une grande concentration, ce qui est sûrement une des façons de gérer le stress et de contenir les poussées d'adrénaline.

Pour sa part, il se concentrait sur trois choses : pousser fort dans le portillon, garder les mains devant, et effectuer après la ligne d'arrivée en virage.

En effet il nous a indiqué que pour ne pas l'avoir fait, parfois il avait tout simplement croisé les skis avant la fin de l'épreuve.

Le capitaine de l’armée de l’air, Benoît Planche démonstrateur en vol du Rafale nous a lui aussi donné quelques clefs pour maîtriser l'adrénaline.

La différence avec Edgar est que les pilotes d'essai ne cherchent pas la performance mais à dupliquer, à l'infini, une excellence et un contrôle de tous les instants.

Pour lui, le maître mot de la concentration, comme pour ses collègues et par rapport à l’avion qu'ils doivent maîtriser : « Poser pas casser ».

Le médecin urgentiste Vincent Leroux nous a longuement entretenu sur les difficultés d'avoir à intervenir sur des patients gravement atteints et d'avoir sur la conscience, parfois la mort de ceux-ci, par incompétence …ou par compétence hélas… 

En ce qui le concerne, la maîtrise du stress et de l'adrénaline passaient alors par la répétition de gestes de base à l'époque : vérifier que sur chaque patient cinq tubes étaient posés.

Suite aux questions de la salle, le maître mot pour gérer l'adrénaline et ce, de façon unanime, était de revenir aux fondamentaux.

K.I.S : Keep It Simple

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 06:52
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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 19:22
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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 08:46
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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 07:30

 

C’est pourtant relativement clair me semble-t-il : article 2 du règlement intérieur national des avocats, issu de la loi : « Le secret professionnel de l'avocat est d'ordre public. Il est général, absolu et illimité dans le temps. »

 

Quels peuvent être les variations possibles, même par une création prétorienne sur général, absolu, et illimité ?

 

Comment en est-on arrivé là, alors que si le quart du tiers de la moitié de ce qui est arrivé dans notre pays des droits de l'homme s'était déroulé dans un quelconque autre pays du monde, le tollé aurait été général, absolu et illimité ?

 

Comment l'image de l'avocat s'est-elle tellement dégradée que les meilleurs d'entre nous doivent être humiliés et traités comme des délinquants sans aucune voie de recours possible puisqu'ils ne sont accusés de rien ?

 

Il convient de se reporter au discours du bâtonnier Jean Yves Le Borgne (« Etre prêts au combat ») qui accueillait la promotion éponyme des élèves avocats en ce début d'année 2014.

 

« Si plaider est un droit, être entendu est une conquête »

 

« Convaincre, c'est aller chercher l'auditoire là où il est, même s'il est bien loin de soi, et l'amener doucement à faire sienne une pensée très éloigné de son inclination première.

 

Cette évolution presque miraculeuse n'est possible que si celui qui parle est admis, respecté, considéré, estimé, perçue comme porteur d'un potentiel d'une part de vérité qu'il faut savoir entendre… »

 

Pourquoi notre profession, aujourd'hui n'est plus ni respectée ni considérée ?

 

Indéniablement, nous devons nous remettre en cause, favoriser l'accès au droit, car si combattre et défendre nous savons le faire, nous ne savons ni le dire, ni le faire savoir.

 

Nous ne devons pas accepter que notre profession soit vilipendée et qu'il apparaisse aux yeux de l'opinion que tout ceci serait bien normal, et pas si grave en fait, en ce relayé par certains journalistes qui oublient que le secret dont s'agit est de même nature que le leur.

 

Comme l'a excellemment dit le clairvoyant Éric Dupond Moretti qui représente en ces temps agités notre profession avec force, grandeur et sans rien lâcher : « Le secret professionnel ce n'est pas le nôtre, celui des avocats ou d'une corporation, c'est le vôtre, celui des justiciables, des clients qui nous font confiance… »

 

Devons-nous abandonner la partie, refuser de défendre du fait des risques encourus, devons-nous arrêter de combattre pour que ne soient pas écrasés comme indésirables ceux que le hasard a jeté dans les gouffres de trajectoires infernales ou perdues sur les voies de la grandeur tragique…

 

Ne nous leurrons pas, et ne pensons pas, avec un brin de lâcheté que cela ne concerne que les pénalistes, et encore certains d’entre eux.

 

Demain c’est l’avocat en droit de la famille qui se verra écouté sans vergogne parce que son client sera suspecté d’une infraction fiscale, ou le spécialiste en droit social parce que, cette fois-ci, du travail dissimulé sera envisagé.

 

Un juge, ou même pas, décidera alors, a posteriori, une fois le secret professionnel violé que celui-ci aurait pu l'être, ou non…Est-ce acceptable ?

 

Nous sommes déjà dans « 1984 » et nous serons bientôt dans « Minority Report », à savoir le délit de penser, donc d'intention.

 

N'oublions pas qu’étymologiquement, compromis n'est pas bien loin, parfois, de compromission.

 

Dans un autre ordre d’idée, mais sur le même thème de notre respectabilité, devons-nous aussi accepter qu'un membre du conseil de l'ordre depuis de nombreux mois se fasse systématiquement calomniée, diffamée et insultée quotidiennement par l'envoi de courriels à une large liste non concernée, par un adversaire obnubilé par son dossier sans que quiconque s'en émeuve plus que cela ?

 

Devons-nous accepter cette banalisation de ce qui n'est pas Bien, de ce qui n'est pas Juste, de ce qui n'est pas Acceptable ?

 

Devons-nous renoncer à tous nos principes, rentrer dans le rang, oublier comme le disait fort bien l’un d’entre nous que si nous sommes, souvent, de « l’huile dans le moteur » nous devons aussi être du « sable dans l'engrenage ».

 

 

Le bâtonnier Le Borgne disait : « La modestie à laquelle on vous rappellera ne sera le plus souvent que l'habillage en vertu d'une préférence pour la médiocrité qui n'a jamais le souffle de bousculer le statu quo… Assumez les audaces de votre intelligence, même si certains y voient de mauvaises manières… »

 

Est-il normal, que Pierre Olivier Sur bâtonnier de Paris, présent sur tous les fronts, envisage d'appeler nos confrères, en robe, à s'opposer à une perquisition des services de l'ordre dont on l'a menacé, excipant qu'un bâtonnier aurait, comme le dénonce la presse, divulgué l'information qui lui aurait été donnée par les autorités ?

Pendant combien de temps il va être abusé de notre patience.

Bien évidemment nous ne cesseront jamais de défendre, mais que diable, défendons-nous aussi un peu !

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 03:25
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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 15:10
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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 07:33
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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 17:46

Coupe-France-squash-Avocats-2014.jpg

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 15:17

 

 

C’est avec une infinie tristesse que je viens d'apprendre le décès de Jean Appietto.

 

Jean était un ami, et ce malgré nos près de 30 années de différence de prestations de serment.

 

Comme je l'ai déjà écrit lors de l'hommage à Mario Stasi, Jean faisait partie de cette grande famille du football club du palais qui s'échinait à tenter de taper dans un ballon de football le dimanche matin dans des stades de banlieue aussi improbables qu'introuvables.

 

Mon père m'y emmenait alors que je n'avais pas encore cinq ans et c'est donc pourquoi Jean, Mario et tant d'autres étaient un peu les miens et ont donc, tout naturellement, renforcé ma vocation, qui n'a jamais variée, d’être avocat.

 

J'aimerais bien que l'on puisse s'arrêter quelques instants dans nos vies personnelles et professionnelles dont le rythme ne cesse de s'accélérer notamment avec les nouvelles technologies qui nous obligent parfois de répondre à un courriel avant de l'avoir reçu, simplement pour dire tout le bien  de nos confrères qui viennent de nous quitter, et nous en souvenir, un temps encore, un temps toujours.

 

J'ai proposé que tous les mardis au conseil de l'ordre, l’on puisse demander à ceux qui le composent, de rappeler le souvenir de ceux qui sont partis.

 

Jean, ce toujours très élégant jeune homme que nous croisions régulièrement au vestiaire des avocats était toujours en activité professionnelle, vous le savez sûrement, spécialisé notamment en dommage corporel, et conseil de plusieurs compagnies d'assurances.

 

Jean était pour moi le modèle de la confraternité en tout ce qu'elle a d’essentielle pour nos relations quotidiennes,  et avec beaucoup plus de subtilité que ce que laisserait croire la lecture au premier degré des premières pages de notre code de déontologie.

 

Jean était indéniablement courtois, délicat, et loyal, mais à aucun moment dans sa vie professionnelle il n’a mis en péril la défense de ses clients au nom de ces principes de confraternité.

 

Tous ceux, et moi le premier qui m'égare parfois dans le droit de la réparation corporelle, et je salue ici le travail admirable de notre confrère Frédéric Bibal pour le développement de cette matière, qui ont eu comme adversaire Jean, se souviennent parfaitement de sa défense intelligente, matoise et stratégique.

 

La plupart du temps son argumentation ne tenait qu’en une ou deux pages de conclusions mais elle était quasiment péremptoire.

 

Je me souviens notamment dans un dossier, qu'il avait réussi à me faire croire, et au tribunal aussi d'ailleurs, que la responsabilité de sa cliente, compagnie d'assurances, ne devait pas être mis en jeu au détriment de l'autre compagnie d'assurances présente, et ce, bien évidemment, avant que la cour d'appel ne rétablisse tout cela.

 

J'ai toujours un ou deux dossiers en cours, avec son cabinet et j'ose croire, et espérer que les écritures que je recevrai dans quelques semaines seront encore de sa main.

 

C'est un grand Monsieur que nous perdons, un modèle de ce que devraient être tous les jours les relations entre les confrères, faites d'empathie, de compréhension et pourquoi pas d'affection.

 

Lorsque l'un de nos clients inquiet de la défense, peut-être hasardeuse que nous avions élaborée, demandait à l'autorité en la matière qu’était Jean, de donner son avis, et bien sûr cela m'est arrivé, celui-ci vous proposait pour ne pas vous déranger, de vous rencontrer quelques instants, à l’heure qu'il vous plairait, et à l'endroit aussi d'ailleurs.

 

« Mon cher Xavier, tes conclusions sont parfaites et bien évidemment je vais rassurer ton client.

Comment va ta mère, Françoise,  et tes enfants ?

Te souviens-tu de notre confrère qui jouait avec nous au football club du palais et dont j'ai appris qu'il faisait valoir ses droits à la retraite.

N'hésite pas, quand tu le veux, de passer à mon cabinet, et  c'est bien volontiers que je recevrai ta fille qui vient de prêter serment et qui est intéressée par le droit du sport.

Ah oui, au fait, il faudrait peut-être que tu insistes, comme tu le voudras bien évidemment, sur ce petit point dans tes conclusions… »

 

Enfin, une dernière histoire.

 

Dans un de nos dossiers communs, ma cliente s'était faite percutée par un véhicule dont la conductrice tentait de minimiser sa responsabilité en prétextant qu'elle était en très léger excès de vitesse.

 

Le confrère, avec talent, faisait valoir cet argument que je sentais porter et dont je ne savais pas trop comment m'extirper.

 

Jean venait de plaider par observations sur sa page de conclusions et je l'entends encore s'adresser au tribunal.

 

« Monsieur le président, si la conductrice avait respecté scrupuleusement les limitations de vitesse, l'accident de toute évidence n'aurait pas eu lieu, car son véhicule n'aurait pas été là à cet instant précis…mais en retard… »

 

Malheureusement, l’Ankou, comme on l'appelle chez moi, était à l’heure lorsqu'il est venu chercher Jean.

 

Une cérémonie est prévue à Saint Eustache le Jeudi 20 Février 2014 à 10h30.

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Notes et Anecdotes

     
"Lorsqu'un juge adopte une solution, c'est bien souvent que la décision inverse lui paraît impossible à rédiger, pas davantage..." François SUREAU: "Le Chemin des Morts"

 

D'un salarié licencié: "Maitre j'ai bien envie de leur mettre un coup de fusil dans les rotules, croyez vous que cela pourra m'handicaper au Prud'hommes..."
"Non, Monsieur, je ne le crois pas, j'en suis sûr."   
   
Citation d'Emile Pollak : Personnellement, je n'ai jamais perdu de procès, mes clients parfois... peut être...

 

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